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Ille-et-Vilaine Un programme pour améliorer l’alimentation en eau potable

Mots clés : Droit de l'environnement - Eau

D’ici à 2010, le département d’Ille-et-Vilaine aura besoin d’environ 10 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires par an. Face à ce besoin, la construction d’un nouveau barrage a souvent été évoquée. Les élus ont fait appel à deux experts chargés d’examiner l’alternative entre le site de barrage de Gaël sur le Meu et celui de Paimpont sur l’Aff. Paul Courboulay et Pierre Balland, respectivement ingénieurs au ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, préconisent dans leur rapport des solutions différentes, mais qui permettent un meilleur rendement des barrages existants, avec deux grands principes : éviter la manie de tuyaux et mener une véritable politique de reconquête de la qualité de l’eau.

Aujourd’hui, la retenue de Saint-Thurial (14 millions de mètres cubes) n’est utilisée qu’à hauteur de 50 % du fait de la mauvaise qualité de l’eau du Meu. « On pourrait prélever de l’eau dans l’Aff à partir d’un bassin versant d’environ 100 km2. Ces 2 à 3 millions de mètres cubes iraient vers Saint-Thurial via Le Canut. Et de surcroît, ce prélèvement pourrait être amélioré par la réalisation d’une petite retenue d’eau (profonde de 5 à 7 m) qui récolterait les pluies importantes », détaille Pierre Balland. La retenue, d’une capacité de 1,5 à 3 millions de mètres cubes, serait probablement construite à la frontière des départements de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan mais en aucun cas dans la forêt de Brocéliande. Afin de mieux utiliser le barrage d’Arzal, construit sur la Vilaine (Morbihan), il serait possible de transférer une partie des prélèvements du barrage de Guerlédan (3 millions de mètres cubes/an) vers l’Ille-et-Vilaine. Quant à l’approvisionnement du nord-est de l’Ille-et-Vilaine, il nécessiterait la construction d’un barrage sur le Nançon, « un ouvrage pas forcément gigantesque », soulignent les auteurs de la mission. « D’une capacité de 3 millions de mètres cubes, ce barrage viendrait soutenir le débit du Nançon et du Couesnon en période estivale », précisent-ils. Les conseillers généraux devront se prononcer en septembre 1999 sur ces préconisations, qui nécessiteraient des investissements de l’ordre de 150 millions de francs.

CARTE : Répartition des ressources en Ille-et-Vilaine

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