Portrait Jean-Paul Ganem, artiste

Il sème ses œuvres végétales aux quatre coins du monde

Mots clés : Manifestations culturelles

Assis dans son petit jardin, intimidé par le soleil et comme embarrassé par ses longs bras, Jean-Paul Ganem ne semble à l’aise que lorsqu’il vaque dans le paysage. Champs, prés, décharges publiques, aéroports ou favelas, l’artiste à l’allure dégingandée a besoin d’espace pour s’exprimer et semer ses toiles végétales.

Paysages éphémères.

Le premier choc artistique, Jean-Paul le ressent en 1985, quand il découvre le Pont-Neuf habillé de blanc par Cristo. Bientôt, il intervient à son tour sur le paysage afin de montrer la réalité autrement. Et pour commencer, la réalité agricole. « J’ai eu envie de taguer le paysage », avoue le citadin qui découvre la nature à l’âge de 25 ans. Les agriculteurs de l’Oise, d’abord amusés par sa démarche, se prêtent vite au jeu. Assolement, choix des semences, finalité du champ, ensoleillement, précipitations. Ils travaillent ensemble afin que l’œuvre plastique soit récoltable et rentable...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 323 du 05/10/2009
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