Actu

« Il nous faut convaincre les paysagistes »

Mots clés : Aménagement paysager - Démarche environnementale

À la tête des 1 300 agents de l’établissement public né en janvier 2017 de la loi biodiversité, Christophe Aubel a revêtu les habits du serviteur de l’État, sans perdre les accents et le franc-parler du militant. La mayonnaise prend dans les quatre familles fusionnées par l’Agence, mais aussi dans les territoires.

Un an après sa naissance, l’Agence française pour la biodiversité tient-elle sa feuille de route ?

Un an, ce n’est pas l’âge de la maturité ! Mais je suis fier du travail des équipes et de ce que nous avons commencé à faire, sans partir de zéro, ce qui constitue à la fois un atout et un défi : avec leur taille très disparate, de 30 à 650 personnes, les quatre établissements dont nous sommes issus – sans compter l’intégration de personnels du Muséum national d’histoire naturelle – œuvraient déjà pour la biodiversité. Non seulement ils continuent, mais ils prouvent leur capacité à susciter une dynamique nouvelle : la dizaine d’agences régionales pour la biodiversité [ARB] en voie de création en témoigne.

Ne regrettez-vous pas l’absence de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ?

Les deux établissements partagent des objectifs similaires. Nos équipes se parlent. Le législateur a choisi, et nous avancerons ensemble. Quel que soit le sujet lié à son domaine, l’AFB a vocation à se situer au cœur des réseaux, pas forcément en leader.

Cette logique s’applique-t-elle aux espaces naturels protégés autres que les parcs nationaux, intégrés dans l’Agence ?

Oui, nous avons créé à cette fin la Conférence des aires protégées. Conduite par le président de la Fédération des parcs naturels régionaux, celle-ci regroupe toutes les têtes de réseau d’aires protégées, quel que soit leur statut. Cette nouvelle instance illustre une capacité à dépasser le périmètre de l’Atelier technique des espaces naturels, mais aussi d’aller plus loin dans la valorisation des aires protégées comme atout des territoires.

Quel rôle joue la politique des territoires engagés pour la biodiversité dans la dynamique territoriale que vous souhaitez impulser ?

Dans l’esprit du ministre Nicolas Hulot, il ne s’agit surtout pas d’un énième dispositif qui s’ajouterait aux outils existant déjà, mais plutôt d’une manière de valoriser, d’accompagner et de travailler. Elle vise toutes les collectivités, y compris les petites,...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 407 du 09/03/2018
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X