Edito

Héros, hérauts

Mots clés : Architecte - Architecture - Prix d'architecture

Depuis quelques semaines, l’actualité place le personnage de l’architecte très haut en tête de ses affiches.

Actualité romanesque d’abord avec La Consolante (1) d’Anna Gavalda qui caracole à la première place des palmarès de meilleures ventes de livres – un véritable phénomène littéraire – et dont le héros, répondant au nom de Henri Balanda, est architecte. Bien documenté, le roman multiplie les références à la pratique du métier dans tous ses aspects : le temps passé dans les transports et notamment les aérogares et les avions ; les relations internes entre les membres d’une même agence ; l’épluchage des pages d’appels d’offres dans la « bible hebdomadaire » (dixit l’auteure) qu’est le Moniteur ; …

On croise dans ce récit quelques grandes figures de l’architecture qui n’appartiennent pas à la fiction et dont les noms sont égrenés au fil du récit. Henri Balanda se souvient ainsi que, jeune étudiant, il avait aperçu Jean Prouvé dans la rue, « un génie. Même pas d’ailleurs. Un inventeur… Un artisan… Un type incroyable… ». Plus loin, quand il déambule près de l’hôpital Robert-Debré, il trouve des mots simples et justes pour évoquer Pierre Riboulet : « Très droit, très beau, très intelligent. Qui parlait peu. Mais si bien. […] Qui était né de l’autre côté, dans un immeuble insalubre sans air ni soleil et ne l’avait jamais oublié. Qui répétait souvent que créer la beauté était “ d’une évidente utilité sociale ”. […] Qui construisait à hauteur d’hommes, d’âmes, des hôpitaux, des universités, des bibliothèques et...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 179 du 01/05/2008
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