Régions

Hérault Une deuxième autoroute pour contourner Montpellier

Mots clés : Réseau routier

Le projet de doublement de l’autoroute A9 au sud de Montpellier se précise. La DDE de l’Hérault s’apprête à soumettre aux collectivités locales concernées une proposition de tracé, avant de boucler le dossier d’APS.

Le projet consiste à construire une section autoroutière de vingt kilomètres entre Vendargues et Saint-Jean-de-Védas, au sud de l’autoroute A9 (voir carte ci-contre). La nouvelle voie, destinée au trafic de transit, assurera la continuité de La Languedocienne entre la vallée du Rhône et la frontière espagnole (les deux péages de Galargues et de Saint-Jean-de-Védas sont supprimés).

L’une des difficultés du projet a été de faire cheminer le nouvel axe entre deux autres sillons : celui de l’actuelle autoroute et celui de la future ligne TGV. L’administration a opté pour un jumelage avec l’autoroute sur la majeure partie du tracé. Elle a en revanche choisi de rapprocher la future autoroute de la ligne TGV sur une courte section (2,5 km) comprise entre l’échangeur de Montpellier-Est et le Lez. Cette option présente un double avantage : permettre une continuité de l’urbanisation de Montpellier vers le sud-est, et préserver des demeures historiques.

L’actuelle autoroute A9, rebaptisée A700, s’intégrera dans le réseau de rocades en cours de constitution autour de Montpellier. Elle accueillera un nouvel échangeur à hauteur de la route de la Mer, qui desservira le nouveau quartier Port-Marianne et la commune de Lattes. Elle sera connectée, à l’est et à l’ouest, aux grands axes routiers (RN112 et 113). Le coût global du projet est estimé à 2 milliards de francs, dont 1,75 milliard pour la construction de la nouvelle voie et la requalification de l’autoroute actuelle. Des opérations connexes, chiffrées à 250 millions, permettront d’amorcer les futures rocades est et ouest de Montpellier à partir de l’A700.

Le contour exact du programme dépendra du statut de la future autoroute A9, dont on ignore encore si elle entrera dans la concession d’ASF (Autoroutes du Sud de la France) ou si elle fera l’objet d’un nouvel appel d’offres. La question sera probablement tranchée avant le lancement de l’enquête publique, annoncée pour la rentrée. Le chantier devrait s’étaler entre 2002 et 2004.

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