Régions

Hauts-de-Seine Le réseau d’eau s’adapte au passage du T1 et du T2

Mots clés : Eau - Services urbains - Transport collectif urbain

Outre l’extension du tramway T2 d’Issy-Plaine à la porte de Versailles, dont la mise en service est prévue fin 2009, le département des Hauts-de-Seine est concerné par le prolongement de deux autres lignes de tramway : le T1 de Saint-Denis à Asnières-Gennevilliers (4,2 km) et le T2 de La Défense jusqu’au pont de Bezons (4,9 km). La maîtrise d’ouvrage du système de transport est assurée par la RATP, et celle des travaux de voirie par le conseil général des Hauts-de-Seine.

Les chantiers de déviation des réseaux préalables à la construction des plates-formes ont déjà démarré, notamment ceux de détournement ou de protection des canalisations d’eau. Le réseau d’eau potable appartient au Syndicat des eaux de la presqu’île de Gennevilliers (dix communes, 579 000 habitants), qui a délégué le service public à Eau et Force (filiale de Lyonnaise des eaux). La déviation des réseaux est à la charge de celui qui occupe le sol, donc au SEPG, qui a demandé à Eau et force de réaliser ces travaux. D’un coût de douze millions d’euros, ils sont cofinancés par les deux entités.

Canalisations sous fourreau

Engagés en août 2007, les travaux portent sur un linéaire de neuf kilomètres et demi. Déjà réalisés sur trois kilomètres, ils doivent se poursuivre jusqu’à la fin 2009. « D’un diamètre de 150 à 800 mm, les canalisations d’eau concernées par ces travaux doivent être mises sous fourreau lorsqu’elles traversent la future plate-forme des tramways. La profondeur des fouilles peut atteindre 4,5 m, alors que d’ordinaire les canalisations sont enterrées entre 1,5 et 4 m de profondeur », souligne Johan Medina, responsable des travaux chez Eau et Force. Matériaux utilisés : le polyéthylène haute densité (PEHD) ou la fonte « TT », c’est-à-dire enrobée de PEHD pour éviter les « courants vagabonds ». Ceux-là même qui proviennent de l’alimentation électrique du tramway et qui, en deux ans, peuvent endommager les canalisations. Deux entreprises pour l’instant sont intervenues sur ces chantiers : Urbaine de travaux (trois lots) et Suburbaine (un lot).

Préparation en amont

« Ce type de chantier se prépare très en amont, en commençant par la coordination avec les autres réseaux : télécoms, gaz, électricité. Une réunion se tient au conseil général toutes les deux semaines pour éviter les risques de coactivité », remarque Michel Guillot, directeur technique d’Eau et Force.

L’entreprise a privilégié des techniques de travaux sans tranchée. Par exemple, à Colombes pour le T2 sur l’avenue Charles-de-Gaulle (RD 992). Chaque chantier mobilise de huit à dix personnes. Un gros travail de coordination et de sécurité est réalisé – phasage et balisage – à la fois pour garantir la sécurité du personnel du chantier, et pour assurer la sécurité routière sur de gros axes comme la RD 992 ou la RD 986. La mise en service des deux lignes de tramway est prévue pour fin 2011.

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