Régions

Haute-Savoie Un centre de formation des apprentis TP-génie civil pour le département

Mots clés : Apprentissage - Apprentissages - Collectivités locales - Formation continue - Travail

Alors que les travaux d’agrandissement du centre de formation des apprentis du BTP des Savoie de Saint-Alban-Leysse (Savoie) sont inaugurés, BTP 74 annonce sa volonté d’avoir son CFA en Haute-Savoie. « Nos entreprises souffrent d’un cruel manque de main-d’œuvre, explique Eric Vodinh, vice-président TP chargé du projet. En moyenne, elles estiment qu’il leur manque 10 % à 15 % de salariés. Nous estimons que le déficit de main-d’œuvre atteint plus de 2 600 personnes dans le département. »

La faute au papy-boom et à la vitalité de l’économie haute-savoyarde : « Nos entreprises employaient 12 500 salariés il y a dix ans, se souvient Jean-Luc Carretta, président de BTP 74. Nous en sommes à 18 150. Soit 600 emplois créés par an. » La faute aussi à l’attraction de la Suisse (5 000 frontaliers travaillent dans le BTP) et aux limites de l’appareil de formation. « Le CFA de Saint-Alban-Leysse n’attire que 25 % de Haut-savoyards », affirme Eric Vodinh. Avec 150 jeunes en formation, le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (Geiq) multiplie les initiatives. Il va proposer des contrats de professionnalisation (150 h à 200 h de formation en alternance) pour les TP. Vingt-sept entreprises s’associent à l’opération et BTP 74 travaille sur un projet de plate-forme de formation où les organismes interviendraient. « Ce qui éviterait d’envoyer nos gars à Grenoble ou Lyon. »

Méfiance des artisans. Les responsables de BTP 74 n’en démordent pas : il faut un CFA orienté TP et génie civil, d’une capacité de 400 personnes. Une initiative regardée avec méfiance par le monde artisanal. « Nous venons d’investir 11 millions d’euros dans l’agrandissement du CFA bi-départemental de Saint-Alban-Leysse, estime Dominique Guiseppin, président de la Capeb Savoie. Sa capacité est portée à près d’un millier d’élèves. En ajoutant les maisons familiales rurales, 2 000 apprentis sont en formation. En ajouter 400 semble beaucoup. »

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