Régions

Haute-Savoie L’A41 et l’emploi

Tout est résumé dans le libellé de la cellule « A41 Autoroute, accueil, emploi, formation » (1), créée pour bonifier en termes d’emploi la construction de l’A41 qui représente un investissement de 3,2 milliards de francs. « Nous avons l’ambition de générer localement 400 emplois environ », explique Vincent Morieult, chargé de mission de la cellule.

Le parcours est simple. Le maître d’ouvrage, Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), informe la cellule des entreprises adjudicataires. La cellule recense les besoins en personnels, alerte prioritairement l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), lance les formations nécessaires en partenariat avec l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). « Nous travaillons au plus près des entreprises et de leurs besoins pour bien former en juste à temps » précise Vincent Morieult.

Des formations individualisées

Compte tenu du vivier professionnel local, 250 personnes environ devraient passer en formation après un repérage des compétences réalisé sur la base d’une Evaluation des niveaux de compétences professionnelles (ENCP). Les formations individualisées dispensées (de 30 à 500 h) couvrent divers profils : maçon coffreur et VRD, conducteur d’engin, manoeuvre plus, électricien maintenance et équipement, soudeur, etc.

Pour Vincent Morieult, « la logique mise en place consiste à prendre les métiers et à définir les formations correspondantes compte tenu du cahier des charges précis rédigé par les entreprises ». Ces entreprises haut-savoyardes se sont engagées sur la base d’une charte initiative emploi à créer 150 à 200 emplois en contrat à durée indéterminée (CDI) sur la durée du chantier.

A Allonzier-la-Caille, un chantier-école pour jeunes en recherche d’emploi validé par la profession a permis la formation de vingt-quatre stagiaires en conduite d’engin et VRD. A son achèvement, fin octobre, vingt-trois étaient placés dans des entreprises locales (2). On ne refuse pas une opportunité de former des jeunes quand la moyenne d’âge des salariés du BTP est de 47 ans.

« La plupart des entreprises ont une vraie volonté d’embaucher » insiste Thierry Ceccon, président de BTP 74. Et de saluer les relations constructives entretenues avec le maître d’ouvrage dont la politique d’allotissements favorise l’emploi local : « 90 % des lots potentiellement réalisables par les PME locales et régionales leur ont été effectivement attribués ». (1) Y participent le conseil régional, le conseil général de Haute-Savoie, Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, BTP 74 et la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle de Haute-Savoie.

(2) Le vingt-quatrième a abandonné en cours de stage.

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