Régions

HAUTE-LOIRE Un hôtel troglodyte pour Régis Marcon

Mots clés : Energie renouvelable - Equipements techniques et finitions - Produits et matériaux

Le nouvel hôtel de Régis Marcon (3 étoiles au Guide Michelin), à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire) est troglodyte. Une seule des façades de chacune des dix chambres est ouverte sur le paysage des sucs aux alentours. Très attentif à l’architecture de ce projet en gestation depuis huit ans, Régis Marcon a voulu une réalisation « effacée », bien intégrée dans le paysage, « qui n’est pas vue mais qui donne à voir », selon Jean-Michel Brouillat, architecte qui l’accompagne depuis 1985.

Encastré de 4 m dans le sol, cet hôtel a de fait une très forte inertie. Sans climatisation d’appoint, seuls quelques radiateurs hydractifs sont installés dans les chambres et des dalles chauffantes dans les salles de bains. Des câbles sont disposés au pied des murs : « Ils stockent ainsi des calories », remarque Jean-Michel Brouillat. La programmation du chauffage est centralisée et peut être tempérée de quelques degrés par le client. La production d’eau chaude sanitaire est assurée par des panneaux solaires posés sur la lande.

La conception, la construction et la gestion de cet établissement répondent aux 87 critères de l’écolabel européen propre à l’hôtellerie. Cette démarche prend notamment en compte les matériaux utilisés, de l’érable et du noyer pour le mobilier conçu par Jacques Mansuy, menuisier, et les produits d’entretien. L’eau de la piscine extérieure « naturelle » est filtrée par des roseaux, sans recours à des produits chimiques et chauffée par une pompe à chaleur.

Entreprises locales

Pour rester en phase avec ce chantier durable, Régis Marcon a tenu à faire travailler des entreprises locales, de Haute-Loire et de l’agglomération stéphanoise, comme Chazelle, spécialiste des coffrages cintrés, pour le gros œuvre. Garant de l’esprit des lieux, Jean-Michel Brouillat a décliné des lignes modestes et utilisé du béton lasuré. Il a également privilégié la couleur noire sur les murs extérieurs et intérieurs du grand couloir qui dessert les chambres en enfilade, de manière à mettre mieux en valeur la nature et la « zénitude » de ce havre discret.

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