Conception

Hartmannswillerkopf. L’ONF met en va leur un « polémo-paysage »

Mots clés : Conservation du patrimoine

Dans les Vosges, l’Office national des forêts crée un parcours scénographié à travers le HWK, un champ de bataille témoin de la Grande Guerre, classé monument historique. L’Alsace espère égaler la fréquentation des grands sites du front occidental.

Le Hartmannswillerkopf (HWK) – le Vieil Armand pour les Français – domine de ses 956 m la plaine d’Alsace. Aux mains des poilus, ce promontoire constituait un observatoire parfait. C’est pourquoi ce possible tremplin d’attaque fut l’objet d’une âpre lutte, changeant de mains à plusieurs reprises, au prix de dizaines de milliers de morts. Puis la nature a repris ses droits… Cent ans plus tard, les 1 105 ha classés monument historique depuis 1921 gardent l’empreinte du face-à-face. Si les traces de la présence des poilus ont presque entièrement disparu, l’organisation défensive allemande a laissé des témoignages remarquables dans les sous-bois. L’isolement du site a permis de conserver d’innombrables tranchées et abris qui font de ce champ de bataille un des plus évocateurs et des plus émouvants de la guerre de 1914-1918.

« Dans son jus ».

Au HWK, la montagne aussi garde des cicatrices. Le déluge de fer et de feu fit table rase non seulement de la première ligne allemande, mais aussi de la hêtraie-sapinière, la forêt climacique d’origine, laissant un sommet écorché. Peu à peu, un « polémo-paysage » (paysage issu d’un conflit) s’y est reconstitué...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 374 du 10/11/2014
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