Régions

GRENOBLE Rocade nord : étape décisive avec l’avant-projet sommaire de la Bastille

Mots clés : Réglementation des marchés

Un investissement de 500 millions d’euros

Inscrit au plan de déplacements urbains (PDU) en mai 2000, le contournement nord de l’agglomération grenobloise – un investissement de 450 à 550 millions d’euros, pour 5 km de routes, dont un tunnel de 2,5 km sous la Bastille – va entrer en phase d’avant-projet sommaire (APS). Ce marché (1 à 2 millions d’euros) est en passe d’être attribué par la commission spécialisée, après le lancement d’un appel d’offres par la DDE de l’Isère, maître d’ouvrage. Il s’agit de doter l’agglomération d’une rocade de contournement complète afin de fluidifier les trafics nord-sud, tout en privilégiant les transports en commun.

Trois études de définition

La DDE, de concert avec un comité de pilotage (1), avait commandé des études de définition. Trois équipes pluridisciplinaires (urbanistes, architectes, paysagistes, bureaux d’études techniques) ont travaillé sur le projet. Prévu à l’origine en tunnel, solution abandonnée en raison de son coût trop élevé (plus de 650 millions d’euros), le projet, désormais mixte tunnel-pont, vise à traverser toute une zone urbaine avant son raccordement à l’A48.

Rémunérés à hauteur de 175 000 euros TTC chacun, les trois groupements ont rivalisé d’idées : Scetauroute, Devillers associés et Serap présentent un projet classique, à l’air libre, avec une redistribution du trafic au niveau local. Setec, Dumetier et Charles Lavigne proposent un passage aérien, sous forme d’un tube ouvert dans sa partie supérieure, pour le franchissement des voies ferrées et de certains quartiers ; enfin EEGSimecsol (Arcadis), Aklis, GKP, Paysage Plus Alain Spielmann, Bonard et Gardet, Sanef conçoivent une voie constituée de caissons fermés : la rocade est enfermée dans une gaine rectangulaire dont la partie supérieure à l’air libre est utilisée comme voie de circulation locale.

La présentation de ces études de définition a conduit le comité de pilotage à fixer les premiers choix : gabarit du tunnel (fixé à 2,70 m) ou construction de plusieurs échangeurs.

Synthèse des projets

A la fin de cette phase, les équipes d’études pouvaient espérer décrocher le marché de l’APS. Ce n’est pas l’option prise par la DDE, au grand dam de Pierre Granveaud, architecte du cabinet GKP, qui traduit la frustration des participants : « Ce qui était un beau projet alliant urbanisme et infrastructure se transforme en un seul projet d’infrastructure et devient un vrai projet DDE ». « Pas du tout, se récrie Dominique Hucher, directeur départemental de l’Equipement, toutes les bonnes idées vont être gardées et comparées en vue de la faisabilité technique. » Et d’expliquer que la méthode choisie, conforme en cela au Code des marchés publics, consiste à faire travailler trois équipes qui dialoguent avec le maître d’ouvrage. Ce dernier a la possibilité de passer un marché négocié avec l’une des équipes pour établir l’APS. Aucun des trois projets n’ayant été retenu , une synthèse va être établie par une autre équipe qui sera chargée de l’APS en vue d’une mise en service de l’ouvrage en 2010.

(1) Les présidents de la Metro et du syndicat mixte des transports (SMTC), les maires des communes concernées, un représentant de la région et du département.

DESSINS :

Les projets des trois équipes qui ont participé aux marchés de définition : 1. EEGSimecsol (Arcadis), Aklis, GKP, Paysage Plus, Alain Spielmann, Bonard et Gardet, Sanef. 2. Scetauroute, Devillers associés et Serap. 3. Setec, Dumetier et Charles Lavigne.

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