Edito

Grande cause et petite causerie

En 1947, la France est en pleine reconstruction. Les chantiers suivent un rythme effréné et les impératifs de productivité rendent inaudibles les messages de sécurité. C’est à cette époque que le BTP crée son organisme professionnel de prévention.

Au cours de ses 70 ans d’existence, l’OPPBTP a sensibilisé les entreprises, développé des outils et structuré un métier (lire p. 15). Avec d’autres acteurs, comme la CnamTS, les Carsat et les coordonnateurs SPS (lire p. 65), il a accompli une tâche laborieuse, souvent ingrate. Perçus comme des empêcheurs de construire en rond, les préventeurs ont longtemps eu le sentiment de prêcher dans le désert.

En matière de prévention, la France a beaucoup à apprendre de ses voisins.

Pourtant, un cap a bel et bien été franchi. Considérées autrefois comme une contrainte administrative, les actions de sécurité sont désormais portées avec conviction par les entreprises elles-mêmes (lire les pages Territoires). Et les chiffres le démontrent : les progrès réalisés en matière de santé sur les chantiers sont indéniables (lire p. 12).

La mission impossible serait-elle accomplie ? Loin de là, malheureusement. Des hommes meurent encore sur les chantiers. D’autres s’y blessent. Y tombent malades. La France a beaucoup à apprendre de ses voisins, qui ont pris le sujet à bras-le-corps bien plus tôt. Elle doit aussi profiter des avancées technologiques, par exemple dans la robotique (lire p. 22). Et maintenir ses efforts, alors que la reprise relance les cadences.

En 1947, lorsqu’on lui parlait prévention, le BTP répondait : « Cause toujours ». En 2017, il semble prêt à en faire une grande cause.

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