Régions

GRAND LYON Une politique de l’eau volontariste

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Eau

«La politique de l’eau du Grand Lyon s’articule autour de trois axes, entretien du patrimoine – l’incident du 17 juillet sur une canalisation de 400 en souligne la nécessité – renouvellement et extension des réseaux », explique Jean-Paul Colin, nouveau vice-président du Grand Lyon, délégué à l’eau. Cet ingénieur de l’Ecole spéciale des travaux publics, jeune retraité après trente années d’industrie routière chez Colas, Jean-Lefebvre, Beugnet et Monifra, entend décliner sa délégation en entrepreneur dans le respect de ce triptyque : qualité, sécurité, environnement.

Nouvelle station d’épuration

En novembre 2008, les élus du Grand Lyon débattront du plan pluriannuel d’investissement (PPI) en matière d’eau, un PPI encore en réflexion qui s’inscrira dans la durée du mandat. Les besoins sont réels avec pour preuve la réalité d’un réseau d’assainissement long de 2 700 km (dont 700 visitables) ce qui laisse 2 000 km principalement répartis sur des diamètres 400, 500 et 600 mm. Ces réseaux sont unitaires pour 2 100 km, et séparatifs pour 350 km au titre des eaux usées et 250 km au titre des eaux pluviales. Le budget principal (eaux pluviales) pourrait atteindre les 20 millions d’euros ; le budget annexe (assainissement et eaux usées) pourrait tangenter les 220 millions d’euros au bénéfice prioritaire des stations d’épuration. « Il s’agit de répondre aux obligations législatives et réglementaires et à la démarche volontariste du Grand Lyon en matière de développement durable », argumente Jean-Paul Colin.

Bassins de rétention et d’écrêtement, collecte des eaux de ruissellement, amélioration du fonctionnement hydraulique des réseaux d’eaux pluviales, programmes annuels de petites interventions sont inscrits à l’ordre du jour à Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Meyzieu, Corbas ou Irigny.

Les stations d’épuration mobiliseraient à elles seules 163 millions d’euros, dont plus de la moitié consacrée à la nouvelle station d’épuration de la Feyssine. Réalisée en conception-construction (Degrémont, mandataire en charge du process avec SDEI, GFC Construction et Patriarche) entre 2009 et 2012, elle mobilisera 75 millions d’euros. La mise aux normes de la station de Saint-Fons pour 60 millions d’euros sur la même période constitue le second gros projet.

Les réseaux d’assainissement pourraient bénéficier de 57 millions d’euros à Caluire-et-Cuire, Bron/Parilly, Vaulx-en-Velin et Saint-Priest. « La politique du Grand Lyon en matière de développement du réseau d’assainissement est encadrée par le plan local d’urbanisme, avec notamment un objectif de limitation de l’étalement urbain, insiste Jean-Paul Colin. Les zonages d’assainissement collectif et non collectif guident aussi cette politique. »

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Solidarité publique-privée

Le Grand Lyon et Veolia, partenaires à parité, alimentent un fonds « eau » de 600 000 euros par an pour développer des infrastructures d’accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations les plus pauvres, via le financement d’ONG locales, pour le compte de collectivités du sud (Afrique de l’Ouest, Madagascar, Maghreb et Proche-Orient, Asie). Depuis 2003, 47 projets sont financés (2 millions d’euros de subventions au total) pour un effet levier de 2,2 millions d’euros de financements complémentaires. Au total, 220 000 personnes ont bénéficié de ces projets.

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