Régions

Grand Lyon Un plan de mandat à 2 milliards d’euros

Mots clés : Energie renouvelable - Politique de la ville

«Le plan de mandat du Grand Lyon vise à promouvoir un nouveau modèle de développement métropolitain dynamique, compétitif, équilibré et pérenne avec la prise en compte du contexte économique actuel », explique Gérard Collomb, président du Grand Lyon. Ce document stratégique d’orientation, adopté le 17 novembre 2008 (1), prévoit un investissement total et adaptable de quelque 2 milliards d’euros, dont 30 % au bénéfice de Lyon et de Villeurbanne (2).

« Plus que jamais, le développement économique est prioritaire », souligne Gérard Collomb. Il passera par le soutien des PME, l’innovation et la compétitivité, une offre foncière et immobilière adaptée, etc. « Le foncier à destination du résidentiel social et du tertiaire est un prérequis », juge Gilles Buna, vice-président du Grand Lyon, en charge de l’urbanisme et du cadre de vie. Et de citer les grands projets structurants (Part-Dieu, la Confluence, Gerland, Grand-Clément, la Vallée de la chimie, La Saulaie, Carré de Soie et Grand Stade) et le schéma d’accueil des entreprises (30 ha de zones d’activités et 100 000 m2 de locaux tertiaires par an).

Acquisitions et redynamisation

La solidarité sociale et territoriale constitue la deuxième priorité fondée sur une politique de logement volontariste et partenariale. « La crise va peser sur le logement alors que nous sommes déjà en situation de carence, note Gérard Collomb. Notre premier objectif est de construire des logements pour répondre à la demande des nouveaux habitants et à l’évolution des modes de vie. » Il s’agit d’accentuer les acquisitions foncières, de maintenir à 2 700 logements/an l’offre de logements aidés, et de redynamiser les grands quartiers d’habitat social Grands projets de ville (La Duchère, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Rillieux-la-Pape) et quartiers Politique de la ville (Mermoz, etc.). Le développement durable, troisième priorité, forgera l’agglomération à long terme par une construction multipolaire sur la base des quatre points cardinaux (Val-de-Saône, La Saulaie/Irigny/Givors, Caluire-et-Cuire/Sathonay Camp, Techlid, Carré de Soie/Eurexpo/Grand stade/Le Puisoz) articulés autour de l’hyper centre Lyon/Villeurbanne, la densification urbaine autour des axes de transports en commun, la préservation et la mise en valeur des fleuves et des espaces naturels : rives de Saône, Garibaldi, Sergent-Blandan, Anneau bleu, etc.

La mobilité sera respectueuse de l’environnement avec un encouragement de l’usage des transports en commun : Real (véritable RER à la lyonnaise), réseau ferré sur la région urbaine en forme d’étoile à dix branches avec création d’une vingtaine de parcs relais et de pôles d’échanges, nouvelles lignes fortes de transports en commun (3) dont le prolongement du métro jusqu’à Oullins. Les modes doux de déplacement bénéfi­cieront de la création de 30 km/an de pistes cycla­bles, et de nouveaux axes cyclables via la construction de deux passerelles sur le Rhône entre ­Caluire-et-Cuire et La Confluence et Gerland.

Pas de commentaire en revanche sur le bouclage du périphérique avec son tronçon ouest.

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Une métropole différenciée

« Pour porter notre ambition, nous devons construire la métropole à différentes échelles », estime Gérard Collomb via le développement du Grand Lyon (conférence des maires prospective, périmètre de l’agglomération, nouvelles compétences), une nouvelle gouvernance métropolitaine (Saint-Etienne, communauté d’agglomération Porte-de-l’Isère, plaine de l’Ain) et une échelle plus vaste (connexions de transports, logistique, réseau avec Grenoble et Genève-Lausanne, etc.).

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Un environnement préservé

Dans le cadre de la préservation de l’environnement, le Grand Lyon mise sur le « cleantech » (accom­pagnement de la mutation de la Vallée de la chimie, dialogue avec la filière construction), la construction de bâtiments HQE et d’écoquartiers, la rénovation du parc ancien (expérimentation d’une éco-rénovation en milieu urbain dense dans le quartier Sainte-Blandine), le développement des murs et des toits végétalisés, l’installation de panneaux photovoltaïques et solaires thermiques, etc.

(1) Le Plan pluriannuel d’investissements (PPI) sera mis aux voix en décembre 2008 avec le débat d’orientation budgétaire (DOB). Le budget primitif 2009 sera, lui, débattu en janvier 2009. (2) Contre 1,65 milliard d’euros (sur sept ans) pour le plan précédent. (3) Le plan de mandat du Syndicat des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise ­(Sytral) porte sur 1,1 milliard d’euros d’investissements jusqu’en 2014.
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