Régions

Grand Lyon Un budget pour grands projets

Mots clés : Finances locales

Le budget primitif (BP) 1998 du Grand Lyon, voté le 16 décembre, marque le lancement des grands projets avec « l’apparition, pour la première fois, d’opérations très structurantes », selon Raymond Barre, président du Grand Lyon.

A savoir l’Ecole normale supérieure de lettres, des architectes Gaudin et Gaudin, le plan des déplacements urbains et le projet urbain Perrache-Confluent, de l’architecte Oriol Bohigas, dont les premières esquisses seront connues à l’été prochain.

Maintien des taux de la fiscalité, baisse de la charge financière, développement de l’autofinancement, croissance de l’investissement caractérisent le budget primitif du Grand Lyon.

Les quatre budgets du Grand Lyon représentent un montant consolidé de 5,9 milliards de francs, en hausse de 3,1 % : 5,39 milliards pour le budget principal, 623 millions pour l’assainissement, 198 millions pour les eaux et 14 millions pour l’urbanisme en régie directe.

« L’augmentation des recettes, supérieure à l’augmentation des dépenses, évite la hausse de la fiscalité et permet le financement de nouveaux services à la population », se félicite Henri Jourdana, vice-président en charge des finances. L’autofinancement, en hausse de 40 millions, à 476 millions de francs autorise « une forte croissance des dépenses opérationnelles d’investissement » et « un recours maîtrisé à l’emprunt ».

Le budget primitif consacrera sa plus grande part aux déplacements urbains avec plus de 929 millions de francs (dont 395 millions pour le Syndicat mixte pour les transports dans le Rhône et l’agglomération lyonnaise, 150 millions pour la voirie de proximité, et 100 millions pour les derniers travaux liés au périphérique nord).

Le développement économique recevra 405 millions (dont 241 millions pour les sites stratégiques, 121 millions pour les autres opérations à dominante économique et 32 millions pour la requalification de zones industrielles).

Les grands équipements d’agglomération compteront pour 138 millions de francs (dont 93 millions pour l’ENS lettres, 25 millions pour les Hospices civils de Lyon et le stade de Gerland, 20 millions pour les acquisitions nécessaires au transfert du marché gare), alors que l’habitat et la politique de la ville recevront 140 millions (dont 75 millions pour le DSU et 20 millions de dotation aux offices d’HLM).

Par ailleurs, la réflexion sur l’instauration d’une taxe professionnelle d’agglomération se poursuit avec l’ambition d’un démarrage du processus pour le 1er janvier 2000.

Budgets annexes

Assainissement

Croissance des investissements opérationnels de 15 % à 204 millions (grand émissaire du plateau sud-est pour 63 millions, rénovation de la station d’épuration de Pierre-Bénite pour 13 millions) .

Eau potable

Investissements opérationnels stables à 92 millions (programme général de travaux, augmentation des capacités de stockage, comme au réservoir de Sainte-Foy-lès-Lyon, et sécurité de la ressource).

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