Enjeux

Google précise son offensive dans la smart city

A travers sa filiale spécialisée Sidewalk Labs, le géant du net œuvre à New York et Toronto. Mais son modèle inquiète.

C ‘est l’acteur que personne n’avait vu venir ou, peut-être, que tout le monde craignait de voir arriver. En lançant en juin 2015 sa filiale « smart city » baptisée Sidewalk Labs, Alphabet, la maison mère de Google, affiche ses ambitions : pour les appels à projet sur la ville intelligente et durable, il faudra compter avec lui. Larry Page, directeur général d’Alphabet, en résumait ainsi le positionnement : « Sidewalk Labs se concentrera sur l’amélioration de la vie urbaine pour tous, en développant et en incubant des technologies, afin de traiter les problèmes de l’efficacité des transports ou de la consommation d’énergie. » Dirigé par Dan Doctoroff, ancien chargé du développement économique à la mairie de New York, Sidewalk Labs a décroché quelques mois plus tard son premier contrat… avec la Grosse Pomme. Il prévoit de truffer l’espace public de 10 000 bornes connectées et multi-usages. Ce projet baptisé LinkNYC, financé par la publicité, décline plusieurs services gratuits via des kiosques digitaux de 3 m de haut : wifi haut débit, interface tactile pour accéder aux services de la ville, affichage numérique pour les annonces de service public et de publicité… A terme, les kiosques embarqueront des capteurs mesurant la pollution de l’air, le niveau sonore,...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5970 du 06/04/2018
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X