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GIRONDE Chantier du laser mégajoule La nappe phréatique entièrement décomprimée

Mots clés : Energie nucléaire

Sous le sable des Landes, une première nappe superficielle, puis des argiles, puis une nappe phréatique captive. Avant de poser les fondements du futur laser mégajoule, un bâtiment dont les exigences extrêmes de stabilité (unité de mesure : le micron) interdisent toute variation due à la nappe, les constructeurs auront d’abord dû la maîtriser.

« Sandwich » de béton poreux

Les parois moulées, coulées sur 30 m de profondeur autour de ce qui sera la chambre d’expérience ont été ancrées ; elles ont permis d’excaver, au sec, ce quadrilatère de 70x 70 m, profond de 15 m, qui pourrait recevoir l’Arc de Triomphe.

Avant de terrasser la salle « bas bruits de fond », qui se situera à 12 m sous la première nappe, on a dû installer des puits de décompression. « C’était une étape critique du chantier, reconnaît Jean-Wilfrid Ferrier, directeur de projet du lot génie civil (groupe Bouygues). Aujourd’hui, tous les feux sont au vert, la nappe a été complètement décomprimée à hauteur des recépages et il n’existe pas de surpression résiduelle. » Le radier drainant, composé d’un « sandwich » de béton poreux – incluant des drains reliés à une salle de relevage – entre deux couches de géotextile, va être réalisé, puis ce sera le tour du radier de structure à partir de juin. Haut de 2,50 m, celui-ci devra recevoir les 180 000 tonnes, poids total de la chambre d’expérimentation, process compris.

D’autres opérations ont lieu ailleurs sur le chantier : on construit les premiers voiles et les premières élévations du bâtiment servitudes d’environ 3 000 m2 au sol. Il abritera le groupe froid et le groupe électrogène, le gros oeuvre sera terminé courant juillet. 56 pieux de 1,20 m de diamètre sur 30 m de profondeur sont forés sous les couloirs centraux des halls laser pour reprendre une partie des efforts horizontaux dus au vent (entreprise Presspali), avant qu’on entreprenne les radiers drainants, comme c’est le cas en ce moment pour les bâtiments nord et sud.

Superposition de techniques

La totalité des 40 000 m2 de radiers seront achevés en juin. « C’est une étape très intéressante, commente Laurent Schmieder, responsable de la direction du chantier pour le maître d’oeuvre, le Commissariat à l’énergie atomique. Il y a des ateliers un peu partout, plusieurs techniques se superposent, en même temps qu’on arrive dans des domaines plus gourmands en main-d’oeuvre. » Coffreurs, bencheurs, ferrailleurs : de cent compagnons déjà présents, le chantier en accueillera 300 dès la fin mars.

PHOTO :

Des parois moulées, coulées sur 30 m de profondeur, entourent ce qui sera la chambre d’expérience, soit un quadrilatère de 70x 70 m et profond de 15 m.

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