Réalisations

François Chochon et Laurent Pierre Pôle culturel Vieux-Condé

Mots clés : Architecte - Architecture - Association et mouvement associatif - Manifestations culturelles - Rénovation urbaine

Au sein d’une friche industrielle de la banlieue de Valenciennes, le pôle culturel joue de l’allégorie des espaces publics et des micro-architectures. Il répond aux besoins d’une association – Le Boulon – dont les actions sont dévolues aux arts de la rue.

Les enjeux du projet croisent des préoccupations de sauvegarde et de restructuration avec la volonté d’une diffusion évolutive de spectacles de rue ou de pistes. Le site est en passe d’être irrigué par l’arrivée du tramway. Il recevra, en vis-à-vis du pôle culturel, une médiathèque intercommunale. Un square marque l’entrée de l’ancienne usine, alors que la grille s’ouvre contre la maison bourgeoise qui servira d’hébergement pour artistes. Ainsi, le Pôle régional des arts de la rue constitue-t-il la première étape d’une requalification urbaine. Il reste toutefois en contact avec l’activité industrielle, car l’ancienne boulonnerie s’offre aussi à d’autres occupants au nord comme à l’ouest. Sur le parvis, la présence d’un chapiteau de cirque annonce l’un des programmes du pôle et fait face à une construction sur pilotis qui dirige vers l’entrée. Dans la halle, des fenêtres hautes ménagées dans l’ancienne façade ont été rouvertes, apportant une lumière naturelle directe, en complément de la luminosité déversée par les sheds conservés. La grande nef impressionne le visiteur et sert de cadre aux interventions que les architectes ont positionnées délicatement. Pour reprendre les mots de François Chochon, la halle existante instaure « un modus vivendi spatial de réutilisation des lieux, en somme une architecture de l’effacement, ou tout au moins une architecture de l’espacement… » La structure de l’ancienne nef en poteaux et poutres treillis a d’ailleurs été conservée dans l’état, sans même être repeinte. Un grand mur coupe les 4 000 m2 du pôle culturel en deux parties. Sur le côté oriental de la nef, trois...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 210 du 01/11/2011
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