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FRANCHE-COMTE Les socioprofessionnels plaident pour le bois énergie

Mots clés : Bois - Contrat de projet Etat-région - Energie renouvelable - Marché de lénergie - Politique énergétique

-L’Assemblée régionale souhaite un affichage politique plus fort. -Elle suggère la création d’une structure d’assistance aux maîtres d’ouvrage.

Dans le dossier de consultation des entreprises (clos fin mars), le conseil général du Doubs a prévu une option bois pour l’alimentation de la nouvelle chaufferie du collège Entre-deux-Velles de Saône. Cette initiative intervient au moment où le conseil économique et social régional (CESR) publie un plaidoyer pour le bois énergie dans la perspective du prochain contrat de Plan Etat-région 2000-2006. Certes, la région possède déjà des références dans ce domaine. En effet, dans le Doubs, le Jura et la Haute-Saône, une dizaine de projets, lauréats d’un appel à propositions lancé par le gouvernement en 1994, ont bénéficié de 30 millions de francs d’aides.

Le contrat de Plan 1994-1998 a par ailleurs mobilisé 11 millions de francs de crédits, y compris des participations financières de l’Union européenne.

« S’il y a une certaine volonté politique de soutenir la filière bois énergie, elle est faiblement affirmée », observe cependant le CESR dans un avis rendu en janvier. Et de citer, pour encourager le conseil régional à aller de l’avant, les récents projets (voir ci-dessous). Deux structures ont vu le jour pour assurer l’approvisionnement en granulés de bois, plaquettes, déchets de sciage ou rebuts issus de la récupération. La société Proscival à Orchamps-Vennes (Doubs) réunit une douzaine de scieurs du Haut-Doubs. Jura Appro regroupe pour sa part vingt scieurs du Jura dans un groupement d’intérêt économique (GIE).

Un autre GIE baptisé Bois et Chaleur propose des systèmes de chauffage automatique au bois. Il rassemble trois entreprises : Hunot-Vandelle à Champagnole (Jura), Bois Energie de Franche-Comté à Arc-sous-Cicon (Doubs) et Jura Energie Solaire à Colonne (Jura).

Deux études financées dans l’actuel contrat de Plan contribueront à renforcer l’utilisation du bois énergie : l’une mettra en évidence ses potentialités de développement ; la seconde définira un contrôle qualité.

Plusieurs difficultés restent à résoudre, estime pourtant le CESR : une image désuète auprès du public ; des installations coûteuses, même si l’investissement (jusqu’à trois fois plus élevé que sur une installation classique) s’amortit grâce à un coût de fonctionnement compétitif ; enfin, une forte concurrence des autres énergies.

C’est pourquoi le CESR propose la création, sous l’égide du conseil régional, d’une structure juridique chargée de l’assistance technique des maîtres d’ouvrage.

Quelques réalisations et projets

– aire de repos d’Arlay sur l’A39 (SAPRR), chaufferie bois de 300 kW ;

– bâtiments communaux de Dole (Jura), chaufferie-bois de Mesnils Pasteur (3 200 kW) ;

– réseau de chaleur de Gray (Haute-Saône), alimentant une unité de vie de l’hôpital (500 kW) ;

– chaufferie-bois (150 kW) du groupe scolaire des Gentianes pour la commune de Ruffey ;

– salle polyvalente de Champvans (Jura) (140 kW) ;

– chaufferie-bois (900 kW) du quartier sous Plumont à Dole (OPHLM) ;

– maison du bois et de la forêt (en cours) à Besançon/Châteaufariné (Association de développement interprofessionnel du bois) ;

– camp militaire de Valdahon (Doubs) (5 400 km), projet.

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