Enjeux

France Color Diffusion, un parcours en béton

Mots clés : Béton - PME

Malgré une demande exponentielle, la PME toulousaine de béton drainant coloré prend son temps pour se développer.

Avancer lentement mais sûrement. Ce pourrait être la devise de France Color Diffusion. Avec une croissance de 20 % par an et des sollicitations à l’international, l’industriel toulousain spécialisé dans le béton drainant coloré pourrait avoir la folie des grandeurs. Mais elle refuse de brûler les étapes.

Tout commence en 2002. Après une reconversion professionnelle, Alain Oliveira monte une entreprise de maçonnerie générale près de Toulouse. Très vite, il est frappé par les fissures qui strient dallages et murs dans la région, à cause de la sécheresse. Fort de sept ans d’intérim dans le coffrage d’ouvrages d’art, il se lance dans la fabrication d’un béton drainant coloré et le met en œuvre chez les particuliers dès 2003. « A une époque où on ne jurait que par l’imperméabilisation des sols, on nous a pris pour des fous », se souvient Catherine Oliveira, son épouse, qui pilote la stratégie de l’entreprise.

Très vite, Alain Oliveira ne se consacre plus qu’à la pose de son béton fait maison. De foires en salons spécialisés, le produit séduit les professionnels. Étonné par cet engouement, le couple créé en 2010 la marque Draincolor, puis l’entreprise France Color Diffusion. En 2014, les ventes décollent, et les Toulousains s’appuient sur les 26 entrepôts de leur nouveau fabricant vendéen, PRB, pour distribuer leurs produits dans tout l’Hexagone.

4 salariés. 560 000 euros de CA sur l’exercice 2015-2016. 20 % de croissance par an depuis 2014.

Proximité avec les artisans. Face à ce succès, le couple revend sa société de maçonnerie et de pose pour se concentrer sur le commerce de gros et être plus présent auprès des clients. Un enjeu majeur pour France Color Diffusion qui, face à l’arrivée des grands industriels sur le marché, mise sur la proximité avec les artisans. « En tant qu’anciens poseurs, nous connaissons leurs problématiques. Nous pouvons les former et les conseiller.

Ils y sont très sensibles, assure Catherine Oliveira. Et leurs retours nous permettent d’identifier rapidement les améliorations à apporter au produit. » Adjuvants, tests en tout genre… Alain Oliveira continue sans relâche à parfaire son béton. « Son perfectionnisme et sa passion donnent confiance aux artisans », confie Catherine Oliveira.

La recette familiale fonctionne : la société de quatre salariés clôture son bilan 2016 avec un chiffre d’affaires de 560 000 euros, une nouvelle fois en hausse de 20 %. Objectif : dépasser le million d’ici à trois ans et « devenir le leader du béton drainant coloré en France ». La société compte sur trois leviers : la poursuite de la commercialisation en magasins, l’ouverture aux particuliers et l’internationalisation. « L’export nous intéresse, mais il faut être prêts », souligne Catherine Oliveira, déjà sollicitée par plusieurs pays. Comme une première étape avant de traverser les frontières, la société a signé deux contrats d’exclusivité avec des « artisans de confiance » outre-mer. L’un à La Réunion, l’autre en Polynésie française et Nouvelle-Calédonie.

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