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FORMATION L’Ecole d’architecture de Nancy se tourne vers le génie urbain

L’Ecole d’architecture de Nancy tire profit de la réforme des enseignements (introduction des 3e cycles de deux ans) pour modifier en partie le profil de sa formation. D’ici à la fin de cette année, elle soumettra à la direction de l’Architecture ses propositions en vue d’introduire quatre nouvelles options dès la rentrée prochaine : « réhabilitation et patrimoine », « génie urbain et espaces publics », « paysage urbain » et « programmation et montage d’opérations » . Sans renier « la maîtrise d’oeuvre classique caractérisée par le geste architectural » , le directeur de l’école Denis Grandjean a souhaité coller davantage à la réalité du marché. « Les quatre thèmes des options connaissent une expansion mais échappent totalement ou en partie aux architectes », constate-t-il. Les enseignements consacrés à la réhabilitation se concentreront sur la construction en quartier ancien, « perspective d’avenir des collectivités locales dans le monde entier », prédit Denis Grandjean. Cette option abordera aussi les techniques de réutilisation, réaffectation et réhabilitation, ainsi que les matériaux nouveaux ou la gestion des problèmes de sécurité en immeuble ancien. Seconde option nouvelle, le génie urbain exposera la manière d’intégrer à l’espace public des plans de circulation, ou encore un projet d’éclairage public. Dans le prolongement de cette option, le « paysage urbain » se penchera sur les schémas d’aménagement en milieu urbain mais aussi en milieu rural : l’école nancéienne pense par aux sites à vocation touristique, dont il s’agit de gérer le flux de véhicules et de piétons. Enfin, l’assistance technique au maître d’ouvrage formera l’ossature de l’option « programmation et montage d’opérations » . Le 3e cycle comprendra une option « informatique » , enseignement déjà dispensé à l’école par l’intermédiaire de son Centre de recherche en architecture et ingénierie (Crai). Le changement de profil correspond à la philosophie affichée par l’établissement depuis l’arrivée à sa tête de Denis Grandjean en 1993 : s’intégrer davantage aux projets d’aménagements de la ville. Un objectif facilité par la triple casquette du directeur, par ailleurs adjoint à l’urbanisme et au patrimoine à Nancy et président de l’Arim Lorraine. La volonté de faire participer les étudiants aux réflexions d’urbanisme s’étend à l’agglomération nancéienne et à l’ensemble du bassin de recrutement de l’école : Lorraine, Bourgogne, Franche-Comté et Champagne-Ardenne. Elle vient de connaître une consécration : l’école de Nancy a signé un contrat d’un an avec la société J.-C. Decaux. Coordonné par Christian François, un groupe de 15 étudiants proposera à l’entreprise une ligne de produits pour mobilier urbain.

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