Intérieur OMA

FONDATION D’ART PARIS IVE

Mots clés : Architecture - Ascenseur

Le premier édifice parisien signé OMA se lit comme une architecture inversée. Les interdits patrimoniaux protégeant l’enveloppe du XIXe siècle de l’existant ont orienté la solution vers l’intérieur : un ascenseur géant à plateaux multiples devient une machine curatoriale mobile.

La performance est la clef de voûte de la réalisation de Rem Koolhaas pour l’espace de la fondation d’entreprise du groupe Galeries Lafayette, « Lafayette Anticipations », consacré à l’art contemporain sous toutes ses formes. Dans le bâti dense et historique du Marais, en réponse à la flexibilité programmatique de la commande, choisir d’insérer un immense ascenseur motorisé créant des sols variables était un défi.

Une tour mobile pour l’art

Le bâtiment originel, construit en 1892 sur une parcelle de 639 m2 , s’organise en U autour d’une cour. Aujourd’hui traversant, il donne sur deux adresses, la principale, rue du Plâtre, et la secondaire, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie.

Au regard des réglementations patrimoniales, la restauration était le seul geste à entreprendre sur le site qui avait souffert de fonctions successives. Depuis la première idée d’OMA, rejetée en 2012, puis pendant les trois ans de travaux, il aura fallu œuvrer en étroite collaboration avec l’architecte des bâtiments de France, la ville de Paris, et dans le respect du plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais. « Nous avons été contraints de repenser nos ambitions, de réévaluer notre projet que nous avons centré sur un seul élément architectural : l’ascenseur », indique Rem Koolhaas. L’unique démolition autorisée, une dalle de béton, a permis d’élever le...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 268 du 02/04/2018
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X