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Faut-il encore acheter son véhicule utilitaire, ou le louer

Mots clés : Gestion de l'entreprise - Gestion immobilière - Matériel - Equipement de chantier

La volonté d’optimiser la performance de l’entreprise conduit à étudier de près tous les postes de son organisation. À la fois outil de travail au même titre qu’une tondeuse et support publicitaire, le véhicule utilitaire pose la question de son mode d’intégration. L’achat ou la location ne relèvent pas seulement de la stricte gestion comptable.

Aucun mode de financement d’un parc de véhicules utilitaires ne peut être désigné « comme étant meilleur de façon significative. » C’est Raphaël Herody qui l’affirme. Président de la commission économique de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) et responsable financier d’un grand groupe, fréquemment concerné par les choix de financement du parc de véhicules, il apporte un éclairage documenté sur la question qui, au-delà des adhérents de l’Unep, intéresse de près les quelque 30 000 entreprises du paysage, employant 90 000 personnes. L’investissement dans les matériels a été ponctuellement dopé par la loi votée en avril 2015 pour un an, mais prolongée jusqu’en avril 2017, qui permettait à une entreprise d’amortir un équipement productif à hauteur de 140 %, apportant un avantage en termes de rendement et de trésorerie. Même privées de ce soutien, les entreprises doivent continuer de s’équiper en véhicules utilitaires, un poste qu’il faut gérer avec précision car il représente 60 % du total de leurs investissements. « Ce qui compte, souligne Raphaël Herody, c’est de choisir le mode de financement le mieux adapté à chaque cas : une entreprise faiblement capitalisée ou en phase de démarrage aura intérêt à se tourner vers la location, à plus ou moins long terme ; plus elle se développera, plus elle pourra opter pour la location longue durée, avec ou sans option d’achat ; et, lorsque sa trésorerie sera solide, elle pourra décider de souscrire un emprunt.

Compte tenu des taux actuellement bas, il est préférable de privilégier l’emprunt. RAPHAËL HERODY, Unep

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Vous lisez un article de la revue Paysage n° 407 du 09/03/2018
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