[TO] Urbanisme et aménagement

Extension périurbaine Des parcelles circulaires juxtaposent habitations et espaces verts

Mots clés : Aménagement paysager - Architecte - Architecture - Collectivités locales - Espace vert - Haute Qualité Environnementale - HQE - Rénovation urbaine

Alternative au lotissement, un projet d’extension à Cintré, en 2e couronne de l’agglomération rennaise, propose une forme urbaine compacte juxtaposant des parcelles circulaires – pour les habitations et les jardins – dans un continuum végétal.

Petite commune de la 2e couronne de l’agglomération rennaise, Cintré profite des conséquences de l’inflation immobilière qui touche la capitale bretonne, conduisant les ménages à s’éloigner pour pouvoir se loger. En 2005, une étude de définition a été lancée par Rennes Métropole sur un terrain de 6,5 ha, le Clos de la vallée, en continuité avec le tissu urbain existant. Submergée par une marée pavillonnaire non contrôlée, la commune se devait de s’interroger sur les limites de son urbanisation. « Expérimenter de nouvelles formes urbaines alliant compacité et diversité » était l’objectif de cette étude dont le programme est dédié à l’habitat. Lauréate en 2006, l’agence lilloise Boskop a ainsi imaginé un projet basé sur la cohésion sociale.

Le plan s’appuie sur la structure paysagère existante. « Ce qui est inédit, ici, c’est d’imaginer en même temps des voisinages assez denses et l’entremêlement de l’habitat et du paysage, expliquent les architectes ». Si la densité actuelle de la commune est de 9 logements à l’hectare, elle atteindra le chiffre de 24 logements à l’hectare au Clos de la vallée.

Typologies variées

L’absence d’échelle intermédiaire entre le quartier et le logement devrait renforcer la mixité sociale. Pas d’îlot mais des voisinages bénéficiant de typologies variées et combinant lots libres et construits, logements aidés ou non. « Le projet, poursuivent les architectes, cherche à combiner l’individualisation et la vie sociale dans une relation directe du public et du privé ». En plan, ceci se traduit par la juxtaposition d’enclos circulaires, des « cercles intimes » de tailles variables, chacun accueillant habitations et espaces verts.

Pour varier l’intensité du continuum urbain, les cercles sont soit isolés, soit groupés par deux ou trois ou constitués en grappes plus importantes. Au total, 150 logements individuels et collectifs dont la moitié à vocation sociale, des lots libres dont certains sont réservés à l’accession sociale, des parcelles privées allant de 100 à 450 m2.

« Nous défendons l’idée d’une grande liberté de choix dans l’organisation de ces cercles intimes, à la fois en piochant dans les catalogues des constructeurs rennais pour essayer d’adapter des produits connus ; ensuite, en lançant une consultation auprès d’autres architectes. Et nous avons pu vérifier que le principe du cercle intime avait l’avantage d’autoriser toutes les souplesses quant à l’orientation et à la diversité stylistique des constructions. »

Couloirs biologiques

L’espace public est conçu comme un paysage en soi et représente plus de la moitié de la surface disponible. « Nous avons été très inspirés par les promenades publiques à l’arrière des lotissements, apparues sur des reliquats du parcellaire napoléonien. Elles sont très belles et très utilisées, soulignent les architectes. C’est ce que nous avons appelé les intervalles. » Avec les parcelles, ces intervalles génèrent la création d’un continuum végétal et une vraie connivence entre public et privé.

Enfin, le projet présente une dimension environnementale forte. Il reconstitue les couloirs biologiques, intègre la gestion de l’eau, encourage l’utilisation de systèmes constructifs à haute qualité environnementale. L’espace consommé par l’automobile est également recalibré en faveur des promeneurs. Le projet se veut une alternative au lotissement résidentiel comme seule forme d’urbanisation de cette commune en devenir.

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ENCADRE

Fiche technique

Lieu : Cintré (Ille-et-Vilaine).

Maîtrise d’ouvrage : Rennes Métropole et commune de Cintré.

Maîtrise d’œuvre : Agence boskop (Y. Debril, S. Debussche, F. Delhay, S. Delhay), architectes, en collaboration avec Pergame, paysagistes.

Procédure : étude de définition, 2007.

Superficie terrain : 6,2 ha.

Programme : 150 logements, espaces publics.

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