Régions

Ets Quincé Une marge nette de 20 %

Mots clés : Gestion de l'entreprise

Une diversification de l’industriel au bâtiment agricole.

En 1993, le secteur industriel et pavillonnaire étant en chute sensible, l’entreprise Quincé (entreprise générale de bâtiment, CA : 18 millions de francs, 49 salariés), dans l’Orne, s’est mise en quête de nouveaux marchés. L’opportunité d’une mise aux normes d’une des plus importantes exploitations agricoles du département lui a fait prendre conscience de la souplesse et de la rentabilité plus qu’intéressante d’un secteur qu’elle connaissait mal, le secteur agricole.

En l’espace de trois ans, le chiffre d’affaires de Quincé dans ce domaine est passé de 0 à 30 % avec un ancrage sur deux départements, l’Orne et le Calvados. Afin de répondre à ces nouveaux besoins, l’entreprise a complété et réorganisé sa structure : recrutement de chefs d’équipes performants en terme de banchages et de grands volumes, « moins fignoleurs, mais se sentant bien dans le milieu agricole » explique Jacques Quincé, P-DG.

L’entreprise a également investi dans le matériel dont une centrale à béton mobile. Le chef d’entreprise s’est personnellement impliqué en se formant auprès des chambres d’agriculture, des DDA et des coopératives : « j’ai pris conscience de l’importance que représente le confort des animaux en terme de qualité et de production pour l’exploitant », témoigne Jacques Quincé. « La démarche de la mise aux normes conduit 8 fois sur 10 à un complément d’équipements propres aux besoins des éleveurs : nurseries, restructuration de la salle de traite, étables à vaches allaitantes, bâtiments à taurillons, hangars, silos de stockage et aires bétonnées », constate Jacques Quincé. Il observe en outre que les bâtiments porcins présentent une plus grande complexité du fait de la fragilité de ce type d’élevage et nécessitent une technicité plus pointue.

La durée moyenne d’un chantier est de 4 à 6 semaines pour un effectif de 4 à 6 ouvriers. Pas besoin de faire appel à un coordinateur, car il n’y a pas de croisement des corps d’état, d’où une simplification de l’installation de chantier qui se résume à un seul local et des frais limités pour le client. Autre avantage : le rapport est direct avec le client et le paiement également (en règle générale à 30 jours) sans retenue de garantie. L’entrepreneur constate par ailleurs que le brassage de gros volumes (aciers, agrégats, ciments) a pour avantage une meilleure négociation des prix sur l’année. En moyenne, Jacques Quincé estime à 20 % environ sa marge nette après travaux.

PHOTO : L’entreprise de Jack Quincé a dû entièrement se réorganiser.

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