Régions

Eradication de l’insalubrité Toujours une priorité pour la municipalité

Mots clés : Collectivités locales - Gestion immobilière

Achever l’éradication de l’habitat insalubre d’ici à fin 2010 ? Pour Ludwig Vogel, directeur du développement du patrimoine de la Siemp (Société immobilière d’économie mixte de la Ville de Paris), l’objectif est « atteignable ». Si le dispositif repose sur plusieurs opérateurs (1), cette SEM parisienne apparaît comme le bras armé de la Ville.

En 2002, elle s’est vu confier, dans le cadre d’une convention publique d’aménagement (CPA), le traitement du noyau dur de l’insalubrité, soit 434 immeubles sur les 1 030 recensés dans la capitale. Sa mission : acquérir les plus dégradés (269) qui seront transformés en logements sociaux et apporter son soutien aux propriétaires des autres immeubles (165) maintenus sous statut privé.

Deux critères

Aujourd’hui, plus de 70 % des adresses sont sorties de l’insalubrité. « La sortie d’insalubrité se définit par deux critères : l’acquisition totale de l’immeuble et le relogement de tous ses occupants, précise Ludwig Vogel. Il nous reste 28 adresses à acquérir et 750 ménages à reloger sur 3 064 à l’origine. Nous devrions pouvoir y parvenir. » Les bâtiments maintenus sous statut privé enregistrent aussi des résultats encourageants. « Dans 88 % d’entre eux, les travaux sont achevés ou en cours », précise Céline Brodovitch, directrice de l’habitat privé.

Une fois les immeubles sortis de l’insalubrité, il reste à réaliser les opérations de démolition-reconstruction ou de réhabilitation lourde. Depuis 2002, 19 opérations ont été livrées (184 logements). Les dernières mises en chantier devraient intervenir fin 2010 pour une livraison en 2012.

Au cours du premier mandat de Bertrand Delanoë, la collectivité parisienne a dépensé 206 millions d’euros pour lutter contre l’insalubrité. Elle prévoit d’y consacrer encore 21 millions d’euros d’ici à la fin 2010.

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(1) Les autres opérateurs sont :– la Semavip : 70 immeubles à traiter dans les secteurs Château-Rouge et Ourcq dans le cadre d’une CPA (près de 70 % sortis de l’insalubrité) ; – Urbanis et Le Pacte de Paris, animateurs de l’opération d’amélioration de l’habitat dégradé (418 adresses), coordonnés par la Siemp ; – les opérateurs des Opah dans lesquelles est traitée la centaine d’immeubles restants.
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