Autres

Equerre d’argent 2007

Mots clés : Architecte - Architecture - Prix d'architecture

L’attribution du Prix d’architecture 2007 du Moniteur – l’Equerre d’argent – a suscité un débat auquel nous entendons donner toute sa place. Cette semaine encore nous publions vos courriers sur une page spécialement dédiée, et nous continuerons de le faire dans les semaines suivantes autant qu’il en sera besoin. Vous pourrez retrouver l’intégralité des courriers et témoignages sur notre site lemoniteur-expert.com

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

Félicitations pour ce débat

>Je travaille dans l’immobilier en tant que maître d’ouvrage. Je trouve intéressant que l’on pose la question de la modestie en architecture. Merci au « Moniteur » d’avoir su poser le débat. Il y a de nombreuses choses à dire et à faire pour réconcilier les architectes en général avec les gens modestes, qui en ont assez des architectes qui les prennent pour des cobayes et qui les prennent en otages. Il est trop facile pour les maîtres d’ouvrage qui ne s’intéressent qu’à l’image et aux médias de ne se référer qu’aux revues d’architecture qui font la mode mondiale. La modestie de l’architecture pose aussi le débat du respect des autres, des voisins, des architectures différentes ou antérieures, des paysages, des différents participants à l’acte de construire. Les lois sur l’architecture ont concentré toutes les retombées médiatiques et l’essentiel des responsabilités sur l’architecte, est-ce raisonnable ?

ENCADRE

« Faisons entrer le goût de la controverse dans notre culture sans nous diviser »

> OK, je suis partante pour les débats d’architecture, toute l’architecture, qu’elle soit domestique ou monumentale commune ou emblématique. Bref, en tout cas, je suis entièrement d’accord avec Dominique Tessier, président du Croaif, pour sa proposition : « Pourquoi n’organisons-nous pas des débats dans la France entière, avec l’appui du réseau des Maisons de l’architecture, des revues, des journaux, de la radio et de la télévision ? Faisons entrer le goût de la controverse dans notre culture sans nous diviser. »

Les gens en redemandent, mais ils ne trouvent que… des équerres.

Bravo Dominique !

ENCADRE

Définir nos véritables besoins, entre le nécessaire et le superflu

> Oui à la nécessité d’une réflexion sur le monde dans lequel nous vivons, où même les architectes n’inventent plus, et où leur architecture ne surprend plus personne depuis longtemps car trop convenue, trop académique…

Aujourd’hui, les réponses à nos questions se trouvent au-delà de l’architecture, et je suis d’accord avec Dominique Tessier quand il écrit que « celles du prestige et celles du quotidien sont tout autant nécessaires car elles répondent à des besoins ».

Voilà la véritable question à laquelle il est urgent de répondre, celle de définir nos véritables besoins, entre le nécessaire et le superflu, issu de l’hyper médiatisation dirigée par l’audimat, sans véritable fantaisie ni imagination.

Nous devons être architecte là où nous sommes, avec modestie et ambition, pas dans les médias. La vie est là où nous vivons, pas dans la dématérialisation, même si cela excite notre imagination et nous emporte loin de la pesante réalité quotidienne.

S’il est un combat que chaque homme (ou femme) doit mener pour vaincre la pesanteur, c’est bien celui de mettre en adéquation sa vie réelle et sa vie imaginée. Cela porte un nom : mener à bien ses projets. Mais pour ce faire, encore faut-il en avoir des projets, savoir les faire naître et savoir les faire grandir. C’est un métier. C’est pour cela que je suis architecte : pour mes projets et ceux des autres hommes qui me le demandent…

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X