Enjeux

EnvirobatBDM fait rimer local et environnemental

Mots clés : Démarche environnementale

La démarche Bâtiments durables méditerranéens essaime dans d’autres régions.

En Paca et en Occitanie, la démarche Bâtiments durables méditerranéens (BDM) est entrée dans les mœurs. Créée en 2003 à l’initiative d’architectes et d’ingénieurs inquiets de l’absence de prise en compte du confort d’été et des spécificités climatiques locales dans la construction, elle a été appliquée à plus de 400 projets de bureaux, logements, bâtiments d’enseignement et maisons individuelles.

L’association EnvirobatBDM, installée à Marseille, est la cheville ouvrière du référentiel qui évalue les projets de construction et de réhabilitation de bâtiments du Sud-Est de la France. Elle est née en janvier 2015 de la fusion du Pôle régional d’innovation et de développement économique solidaire de Paca, initiateur de BDM, et d’Envirobat Méditerranée, animateur d’un centre de ressources sur la qualité environnementale. Financée par ses prestations de services (formations, démarche BDM) et les cotisations (entre 50 euros et 10 000 euros par an) de ses 300 adhérents (soit 1 500 professionnels), elle bénéficie aussi du soutien de l’Ademe et de la région Paca.

Réseau de 130 bénévoles. Avec leur présidente Florence Rosa, architecte et DG des services techniques de Carros (Alpes-Maritimes), les 19 salariés (urbanistes, architectes, ingénieurs, géographes… ) parient sur l’intelligence collective pour faire évoluer la filière grâce à des formations, des colloques, des ouvrages techniques, l’accès libre au centre de ressources… EnvirobatBDM s’appuie aussi sur un réseau de 130 professionnels (architectes, ingénieurs ou assistants à maîtrise d’ouvrage), qu’elle a formés pour accompagner les maîtres d’ouvrage ou d’œuvre.

Les projets candidats au référentiel passent trois fois devant une commission composée de professionnels du BTP : lors de la conception, pendant la réalisation et après la livraison. Ils sont évalués sur la base d’une grille d’indicateurs (territoire et site, matériaux, énergie, eau, confort et santé, gestion de projet… ) totalisant 90 points. Ce jury peut y ajouter jusqu’à 10 points de cohérence durable et un bonus de 5 points lié à l’innovation. La note finale correspond à un niveau de reconnaissance (or, argent, bronze, cap BDM). « L’évaluation n’est pas uniquement pensée comme un niveau à atteindre. C’est aussi une façon de questionner le projet pour le faire progresser, précise Florence Rosa. Nous ne concurrençons par les labels HQE, Leed ou Breeam, car moins de 10 % des constructions suivent une démarche de qualité environnementale. BDM enrichit ces certifications plus normatives et non contextualisées. » Ce qui n’empêche pas l’exigence. « Décrocher le niveau or requiert le recours à beaucoup de matériaux biosourcés, afin de limiter l’empreinte carbone », rappelle Jean-Pascal Schaefer, directeur de l’association et énergéticien.

Et la démarche a le vent en poupe. Au printemps, sous la houlette de l’association Ekopolis, s’est réunie à Paris la première commission pour évaluer trois projets de réhabilitation selon le référentiel Bâtiments durables franciliens. Au même moment, EnvirobatBDM signait un partenariat avec le Creahd de Bordeaux et le cluster poitevin Eco-Habitat pour les aider à monter leur propre démarche. Monaco pourrait aussi s’y mettre. Autre chantier : le déploiement des Quartiers durables méditerranéens, qui a déjà convaincu six maîtres d’ouvrage.

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417 projets

417 projets reconnus BDM.

1,4 million de m2 de surface : bureaux, logements…

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