Régions Entreprise

« En trois ans, nous avons doublé notre chiffre d’affaires »

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gares, aéroports - Logement social - Transport maritime

Entretien avec Patrice Pichet, P-DG du groupe Pichet.

1 Md € Somme consacrée chaque année à la construction de logements sociaux en Nouvelle-Aquitaine.

1,5 ha Surface en cours de solarisation sur le toit de la base sous-marine du Port Atlantique La Rochelle.

140 M€ Investissements en dix ans en faveur du thermalisme dans la région Occitanie.

Le groupe girondin Pichet vient d’être nommé cinq fois lauréat dans le cadre de l’appel à projets « Inventons la métropole du Grand Paris ». Ses résultats le classent parmi les promoteurs français les plus performants (lire « Le Moniteur » du 14 juillet, p. 12).

Comment expliquez-vous la progression de votre chiffre d’affaires, en hausse de 30 % entre 2015 et 2016 ?

C’est d’abord le résultat d’une conjoncture plus favorable, liée aux taux d’intérêt et à la loi Pinel, qui a donné plus de souplesse et confiance aux Français. Ensuite, nous avons gagné des parts de marché sur des secteurs où nous avons accentué notre présence. En trois ans, nous avons doublé notre chiffre d’affaires, qui était de 805 M€ l’an dernier. Nous sommes désormais présents quasiment partout en France métropolitaine, avec un fort développement en Paca à l’heure actuelle.

Vous avez compté 4 087 réservations en 2016 et 4 304 en 2017. Comment expliquez-vous ce dynamisme ?

Nous essayons de coller à la demande, et les effets Juppé et LGV se font sentir du côté de Bordeaux. Mais cela se ressent également au niveau du prix du foncier, il faut plus d’offres pour faire baisser les prix. Avec l’OIN Euratlantique, il y aura beaucoup de programmes, et les prix devraient se stabiliser, voire baisser. C’est une des solutions à la maîtrise foncière.

Quelle est la stratégie choisie pour le développement de votre entreprise ?

Nous avons développé des métiers que nous connaissions : nous avons toujours été promoteurs en accession, nous avons nos propres vendeurs, nous sommes syndics, faisons de l’hôtellerie et nous avons une foncière. Et, depuis 2015, avec la « Pichet School », nous formons à nos méthodes. Il y a des choses qui se voient au bout de dix ou vingt ans. Par exemple, le projet de la Table Calvet, un hôtel 5 étoiles réalisé avec Philippe Starck à Bordeaux, est un achat effectué il y a dix ans.

En avril, vous annonciez 150 recrutements, dont la moitié en Nouvelle-Aquitaine. Où en êtes-vous ?

Il nous reste encore des recrutements à réaliser d’ici à la fin de l’année pour tous les métiers du groupe : promotion immobilière, maîtrise d’œuvre, commerce, administration et gestion de biens, exploitation hôtelière et résidences de services, ainsi que dans les fonctions support. Nous avons également ouvert des postes au sein des équipes concours.

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