Management et prévention

Emploi Quille intensifie sa politique d’insertion et d’apprentissage

Mots clés : Droit du travail - Entreprise du BTP - Formation continue

«Un moyen pédagogique d’intégrer des jeunes. » C’est ainsi que Jacques Cremer, DRH de Quille, définit la démarche en faveur de l’insertion et de l’apprentissage de son entreprise. Un engagement de longue date pour la filiale de Bouygues Construction en Picardie et Normandie. Quille souffle en effet cet automne les vingt bougies de sa politique d’apprentissage. Mais ces dernières années, l’entreprise a enclenché la vitesse supérieure en matière de formation en alternance. « Nous avons renforcé nos actions il y a environ trois ans, dans le cadre de grands chantiers liés à un contexte économique très porteur », se souvient Jacques Cremer. L’entreprise, qui emploie 300 collaborateurs, compte ainsi à ce jour pas moins de 76 jeunes de moins de 26 ans en cours de formation. Avec, à la clé, une embauche ferme en contrat à durée indéterminée. « C’est le cas de 75 à 80 % des jeunes formés chez nous », détaille le DRH.

Transmettre les savoirs

La formation se déroule en plusieurs temps. Tout d’abord une phase de découverte des métiers, de quelques jours à un mois, suivie d’une période de contrat – de professionnalisation ou d’apprentissage. La formation est ensuite sanctionnée par un certificat de qualification professionnelle (CQP) dans le premier cas, un diplôme dans le second. « L’un des liens entre professionnalisation et apprentissage, deux dispositifs d’alternance, c’est la transmission des savoirs, ajoute Clémence Delpeuch, responsable formation et développement des métiers chez Quille. Les jeunes sont suivis par un tuteur qui est leur maître apprenti référent pendant leur formation. » Au cours de cette période, ils apprennent aussi à développer un savoir-être. « Notamment les jeunes en insertion, souvent désocialisés, pointe Jacques Cremer. Il s’agit de leur permettre d’acquérir un niveau professionnel, mais aussi de leur inculquer un certain comportement. » A commencer par le respect des horaires. « Nos jeunes apprennent aussi à se mélanger aux autres salariés, par exemple dans les cantonnements », complète Clémence Delpeuch. Mieux : in fine, les intéressés se révèlent conquis par l’esprit d’équipe et l’ambiance des chantiers. « Nous le vérifions à chaque session de formation, se réjouit le DRH : ces jeunes révèlent un réservoir de motivation et de créativité extraordinaires ! »

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