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EMPLOI DES JEUNES L’insertion par le biais des chantiers-écoles

Mots clés : Hygiène et sécurité du travail

« Si j’avais quinze entreprises comme Raboni, je n’aurais plus de problème d’insertion des jeunes à Boulogne » déclarait le 16 décembre Jean-Pierre Fourcade, sénateur-maire de Boulogne-Billancourt, lors d’un débat sur l’emploi des jeunes organisé par Raboni Formation, et Emploi 1993, entreprise d’intérim d’insertion filiale d’Adecco. Depuis deux ans, ces deux entreprises travaillent ensemble à l’insertion des jeunes par le biais de chantiers-écoles. Trois chantiers écoles ont été réalisés depuis 1996 (un en 1996 à Argenteuil, deux en 1997 à Boulogne, voir « Le Moniteur » du 25 avril 1997) préparant les jeunes aux métiers de la peinture et du carrelage. Une prochain chantier de maçonnerie réhabilitation débutera le 15 février à Fontenay-aux-Roses et préparera dix sept jeunes à ce métier. « Les chantiers durent quatre mois et poursuivent une mission de socialisation des jeunes que nous sélectionnons. Emploi 1993 se charge ensuite de trouver aux jeunes des missions leur permettant de compléter le savoir-faire qu’ils ont acquis » explique Jocelyne Descottes, P-DG de Raboni. « Quatre mois c’est trop court » regrette l’un des jeunes formés sur le chantier du stage Le Gallo à Boulogne. Des chantiers trop courts et trop peu nombreux aux yeux des jeunes et des entreprises intéressées par cette formule. En 1997, le département des Hauts-de-Seine a financé dix chantiers écoles. Un dispositif qui reste coûteux, explique la direction départementale du travail. « C’est un outil d’insertion des jeunes parmi d’autres » estime-t-elle. Sur dix neuf jeunes du chantier du Stade Le Gallo qui s’est achevé en juin dernier, quinze ont trouvé un emploi (3 CDI, 7 CDD/Intérim et 5 contrats de qualification). Le 10 janvier 1998, s’achève le chantier école du centre culturel de la rue de la Belle Feuille à Boulogne, où seize jeunes ont réhabilité les loges des artistes. « Une période peu propice pour placer les jeunes » reconnaît Corinne Salver, d’Emploi 1993. Forts de leur expérience, les deux partenaires souhaitent poursuivre l’expérience au rythme de deux chantiers-écoles par an.

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