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Emmanuel Mony, président de l’Unep Nous sommes des « jardiniers-paysagistes »

Mots clés : Aménagement paysager - Collectivités locales - Création d'entreprise - Démarche environnementale - Développement durable - Espace vert

Le nouveau président de l’Union nationale des entrepreneurs du paysage entend donner une nouvelle image de marque à la profession, non seulement auprès des collectivités locales mais aussi du grand public. Il prêche également pour la fédération des professionnels de l’aménagement et envisage la création d’un salon.

Renforcer notre image

— Vous venez d’être élu à la présidence de l’Unep. Pourquoi avoir brigué ce poste ?

— Je ne l’ai pas brigué. On m’a un peu poussé à le prendre et le challenge m’a très vite intéressé bien que je ne sois pas vraiment « du métier » puisque j’ai une formation d’ingénieur en électronique et en informatique. Mais aujourd’hui, après 20 ans d’expérience dans mon entreprise familiale, je me considère comme un professionnel. Nous faisons partie des 50 entreprises de plus de 50 salariés, ce qui me permet de dégager du temps pour remplir cette tâche, mais mon prédécesseur n’avait que 5 ou 6 salariés et il a fait du très bon travail !

— Allez-vous chercher à augmenter le nombre d’adhérents de l’Unep ?

— Pas obligatoirement. Après le quantitatif, nous voulons mettre l’accent sur le qualitatif pour renforcer l’image de la profession. Nous rassemblons 2 300 entreprises sur les 13 500 actuellement en activité et le Ministère de l’Agriculture nous a reconnus comme la seule organisation nationale professionnelle représentative sur ce secteur. Être à l’Unep doit être un gage de qualité. Il faut donc tirer la profession vers le haut et nous voulons maintenant être reconnus comme des « jardiniers-paysagistes » auprès du grand public.

— Pourquoi cet effort vers le grand public ?

— 42 % du chiffre d’affaires de nos adhérents est réalisé auprès des particuliers, 30 % auprès des collectivités et 28 % auprès des entreprises. Même si à l’avenir, tout porte à croire que le train de vie des collectivités territoriales va se réduire et qu’elles n’auront pas d’autres choix pour éviter les investissements lourds en matériels, que de nous déléguer leurs opérations fortement mécanisées, elles nous connaissent déjà fort bien. En revanche, même si le potentiel des particuliers est important, il faut nous faire mieux connaître auprès d’eux.

— Pour cela, il vous faudra résoudre vos difficultés à recruter…

— L’an dernier 8 entreprises sur 10 qui ont recruté ont déclaré l’avoir fait dans la difficulté. C’est une conséquence de notre mauvaise image. Nous allons commencer par changer, dans notre convention...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 306 du 01/02/2008
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