Technique et chantier

Eclairage public Les lumières de la ville placées sous contrôle

Mots clés : Eclairage urbain - Energie renouvelable - Marché de lénergie

En offrant la possibilité de gérer point par point tous les luminaires d’un parc, un système programmable rend l’éclairage public plus économe en énergie, plus flexible et plus fiable.

L’éclairage public peut représenter jusqu’à 60 % de la facture d’électricité d’une commune. Un chiffre qui s’explique en grande partie par le caractère brutal de la commande en « tout ou rien » (lampes allumées ou éteintes par grappes entières de candélabres), laquelle ne tient qu’imparfaitement compte des conditions locales de luminosité. Or il est possible de gérer beaucoup plus finement l’éclairage public. « Les ballasts communicants proposés par les industriels permettent de faire varier à la demande la puissance de chaque point lumineux », explique Daniel Labanowski, responsable développement chez Spie Ile-de-France Nord-Ouest.

En pratique, selon les lampes, la consommation peut être ajustée sur une plage allant de 30 % à 100 % de la puissance nominale en fonction des impératifs (emplacement, heure…). A condition de disposer d’un système de supervision pour l’ensemble du parc, à l’image du dispositif City Networks de Spie. « En France, cette technique en est encore à ses balbutiements alors qu’elle est plus répandue dans le nord de l’Europe et en Grande-Bretagne notamment », précise Daniel Labanowski.

Faire baisser la facture

En cours d’installation sur les 3 000 points lumineux du Syndicat d’agglomération nouvelle de Sénart en Essonne, ce système devrait faire baisser la facture d’éclairage du syndicat d’au moins 35 %. C’est en tout cas l’engagement pris par Spie, qui commence à équiper une vingtaine de collectivités parmi lesquelles Mulhouse, Ploemeur (Morbihan) et Athis-Mons (Essonne). En amont du ballast, City Networks s’appuie sur une liaison bidirectionnelle par courant porteur en ligne (CPL) jusqu’à un concentrateur (un pour 100 à 150 lanternes) situé au pied de l’armoire de rue.

Au-delà de ce concentrateur, les informations en provenance ou à destination de la lanterne (ordres d’allumage et d’extinction, variation de puissance…) transitent par Ethernet jusqu’au serveur de supervision. L’application peut être prise en main depuis n’importe quel PC avec la possibilité de suivre la consommation, de relever les pannes ou encore de modifier la programmation en fonction d’événements particuliers.

Capable de mesurer le temps de fonctionnement réel des lanternes, cette télégestion (sous protocole LonWorks) est aussi un précieux outil mis à disposition des services de maintenance. « Les techniciens peuvent anticiper les dysfonctionnements. Et quand ils se produisent, ils savent exactement où intervenir, avant les réclamations des usagers », souligne Daniel Labanowski. Dernier avantage : une durée de vie des lampes augmentée de 20 % environ en raison de l’allumage progressif et de la gradation de puissance. A l’exception notable des ballons fluorescents, cette gradation est possible avec toutes les sources usuelles, la plus appropriée étant la lampe « sodium haute pression ». Attention toutefois aux modèles à iodures métalliques qui continuent de fonctionner mais tendent à changer de couleur lorsque la tension faiblit.

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