Régions Cambrai

E-Valley attend ses premiers entrepôts pour la fin 2019

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Etat et collectivités locales - Finances publiques - Politique du logement - Qualité de l'eau - eau potable

+ 8 % de réservations de logements neufs en Normandie au 2e trimestre 2017 sur an. Source : SOeS.

65 000 t d’enrochements seront livrées par le groupe Carrières du boulonnais pour consolider les docks de Douvres.

– 104 M€ de revenus annuels pour l’Agence de l’eau Seine-Normandie inscrits dans le projet de loi de finances 2018.Source : AESN

Le déminage est terminé, place maintenant aux fouilles archéologiques. L’ancienne base militaire de Cambrai, d’une surface de 350 hectares, a entamé à la rentrée sa métamorphose en un gigantesque parc logistique de 700 000 m2 d’entrepôts. Mais les premiers bâtiments de ce futur hub du e-commerce n’ouvriront pas avant l’automne 2019. Au mieux.

« J’ai l’impression d’être coincé dans un aéroport, devant un écran qui annonce régulièrement des retards de 30 minutes… Mais je ne lâcherai rien ! » David Taïeb a le cuir épais. Quand le patron d’Immo Group, société spécialisée dans l’immobilier de bureaux, imagine son « E-Valley » en août 2014, il espère un début des travaux deux ans plus tard. Las, les négociations complexes pour acquérir le terrain, la présence d’une espèce protégée de hibou et d’éventuels explosifs en sous-sol font prendre du retard au projet.

Aujourd’hui, après avoir enfin pu racheter l’ancienne base aérienne aux collectivités pour 5 millions d’euros en juillet dernier, David Taïeb croise les doigts. La dépollution pyrotechnique de la première phase du projet (180 000 m2 d’entrepôts) vient de s’achever. Si les fouilles archéologiques n’exhument pas une cité romaine oubliée et aucun recours n’est déposé au terme de l’enquête publique, les pelleteuses pourront entrer en action à l’automne 2018.

La simplicité du préfabriqué. Une fois lancée, la construction des entrepôts devrait être très rapide. Un an tout au plus. Composés de panneaux de béton préfabriqués et de bardage métallique, les hangars de stockage ne nécessitent pas de recherche esthétique particulière et sont soumis à des normes simples. Plusieurs entreprises d’e-commerce ont déjà donné leur accord pour les occuper… mais préfèrent ne pas encore évoquer auprès de leurs salariés un éventuel déménagement dans le Cambrésis. Seul nom ayant filtré, la société californienne Cisco Systems, qui prévoit d’installer dans la « vallée » tertiaire nordiste un centre de formation dédié à la logistique informatique.

La remise en cause du canal Seine-Nord, dont le tracé jouxte la base, est-elle de nature à refroidir de nouveaux candidats ? « Le canal est un plus, mais il n’est pas lié au projet », assure David Taïeb. Il compte avant tout sur les autoroutes A2 (Paris-Bruxelles) et A26 (Calais-Reims). Conçu pour devenir le plus grand parc e-logistique d’Europe, E-Valley s’adresse en priorité aux e-commerçants en quête de grands espaces de stockage, car désireux de faire des économies en regroupant sur un seul site leurs produits destinés aux magasins et ceux qui sont envoyés après des commandes sur Internet.

De la base aérienne aux solderies. Mais dans un deuxième temps, le site devrait s’ouvrir au grand public. Il est en effet prévu qu’il accueille l’équivalent des magasins d’usine d’antan : des boutiques proposant à prix sacrifié les produits retournés par les clients en ligne. Le site de l’ancienne base aérienne 103 de Cambrai-Epinoy, qui accueillait des centaines de militaires jusqu’à sa fermeture en septembre 2013, sera alors accessible à tous. Mais là encore, il va falloir patienter.

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