Architecture et urbanisme

Dury-lès-Amiens Laboratoire vétérinaire

Mots clés : Verre

La mise aux normes des laboratoires vétérinaires, dictée par les règles d’accréditation européennes, ouvre la voie à une série de programmes high-tech en passe de se développer aujourd’hui dans l’Hexagone : les laboratoires de biologie humaine (dont la réglementation sera alignée à court terme sur celle de la biologie animale), et les filières d’environnement (analyse de l’air, de l’eau, des terres, recherche d’amiante, radioactivité) profiteront prochainement de la leçon. Aussi le laboratoire vétérinaire d’Amiens, s’il est parmi les derniers à effectuer sa mutation, garde-t-il une valeur d’exemple.

Deux circuits séparés. En deux bâtiments, l’un d’accueil et d’administration, l’autre de laboratoire, il résout élégamment les contraintes fortes du programme, en particulier la séparation des circuits propre et sale. A celle-ci répond en général un couloir central (propre) sur lequel débouchent des évacuations (sales) aux extrémités : ce système induit un plan en peigne et nécessite plusieurs monte-charge. François Gruson a remplacé ce schéma par un bâtiment d’un seul tenant, bordé de deux circulations placées en façades. Conséquence : les plateaux de recherche sont placés en second jour, choix cohérent avec leur confinement dans un air conditionné et pressurisé. En contrepartie, les salles sont éclairées par l’intermédiaire de cloisons vitrées, à travers les galeries de façade formant tampon thermique. Les vitrages de ces galeries sont fixés directement sur l’ossature primaire pour éviter l’épaisseur du profilé de mur rideau, ce qui rend les façades à la fois plus lumineuses et plus nerveuses. Le damier bardage/verre de la façade de l’administration et la dissimulation de l’acrotère au sommet confirment cette écriture à fois industrielle et stylée. A l’intérieur des laboratoires de microbiologie, les règles sanitaires font curieusement le jeu de cette écriture lisse. Les vitrages et luminaires doivent être affleurants aux surfaces des cloisons, les paillasses en verre émaillé, les dosserets de paillasse à pan coupé pour éviter la stagnation de la poussière, les faux-plafonds proscrits, remplacés par des gaines capotées.

FICHE TECHNIQUE

Maîtrise d’ouvrage : conseil général de la Somme.

Maîtrise d’oeuvre : François Gruson architecte, assisté de E. Le Chevallier et S. Krim, Hervé Dufau architecte ; OTH Nord-Est, ingénierie.

Surface : 1 500 m2. Coût travaux : 15 MF HT.

Entreprises : Spapa, bardage-étanchéité ; Mabille, menuiseries extérieures.

PHOTOS

1. L’accueil et les bureaux (au premier plan) forment un bâtiment séparé des laboratoires. Ceux-ci sont distribués par des coursives métalliques plaquées en façade. 2 et 3. Les circulations desservent les laboratoires pressurisés, en particulier de microbiologie.

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