Marchés

Diminuer l’empreinte carbone, objectif n° 1

Mots clés : Bruit

En parallèle de la performance thermique, acoustique ou encore la facilité de mise en œuvre, les industriels cherchent de plus en plus à diminuer leur empreinte carbone, en anticipation des futures réglementations.

« La réglementation dicte les orientations du marché. » Ce constat de Jérôme de Mauroy, directeur du marketing et de la communication du groupe Fabemi, et président du GIE France Blocs, résume la situation. « L’objectif via la réglementation est de gagner en confort, mais aussi des mètres carrés. » Plus la performance thermique du mur sera importante, plus l’isolant sera mince. Marc Lacrosse, directeur technique de Cellumat pour la France et le Benelux, voit dans cette approche une bonne raison de mettre en avant le béton cellulaire : « Avec nos produits, nous assurons, en une seule opération, la mise en place d’un élément porteur et d’un isolant tout en assurant l’étanchéité à l’air. » Pourtant, le béton cellulaire ne compte que pour environ 5 % du marché en France. Le grand gagnant, ces dernières années, est la brique, se félicite Céline Ducroquetz, responsable du développement des briques de la Fédération française des tuiles et briques (FFTB) : « Une maison sur deux est fabriquée en briques et, de manière plus globale, un logement sur trois.

Nous avons enregistré une énorme progression grâce à la RT 2012, qui a largement mis en avant les performances thermiques de la brique. » Ce matériau a profité de l’aubaine pour passer d’un marché régional à un devenir national.

La préoccupation environnementale. Mais l’évolution réglementaire vers la RBR 2020 réoriente fortement le marché, et les industriels ont pris un virage majeur pour réduire leur empreinte carbone. Exemple, Bouyer-Leroux affiche des objectifs ambitieux. « Nous souhaitons arriver en 2025 au taux zéro carbone pour nos briques, affirme Éric Verges, chef de produits murs de l’industriel établi à La Séguinière (Maine-et-Loire). Nous avons anticipé cette évolution depuis longtemps, mais il faut faire plus, en passant par exemple de 40 à 90 % d’énergie biomasse pour notre production. Et nous souhaitons tendre vers l’autoproduction d’électricité grâce à des panneaux solaires. » Gérald Merlin, responsable du marketing et du développement des briques de structure de Wienerberger,...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 440 du 23/03/2018
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