Régions Grand Ouest

Deux entreprises réunies pour soigner la finition

Le groupe indépendant Lucas, leader français des métiers de la finition (peinture, ravalement, revêtement de sols souples) avec 80 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1 000 salariés, a décidé d’unir ses forces avec l’entreprise Rossi (15 millions d’euros de chiffres d’affaires, 110 salariés) en prenant une participation dans son capital. Créée en 1963 à Saint-Nazaire par Daniel Rossi, la seconde est l’un des spécialistes régionaux du revêtement de sol souple et du carrelage en Loire-Atlantique et dans l’Ille-et-Vilaine. S’élevant à 15 % dans un premier temps, cette prise de participation du groupe Lucas « a vocation à évoluer pour devenir majoritaire à terme », ont annoncé au « Moniteur » les dirigeants Bruno Lucas, président du groupe homonyme, et Jean-Louis Meunier, actionnaire principal et président du groupe Rossi depuis 2001.

Mutualiser les capacités d’achat. « J’ai rarement vu une aussi grande complémentarité », assure Bruno Lucas, dont le groupe compte une vingtaine de sociétés, pour la plupart acquises. Ce rapprochement permettra en effet à son groupe de se renforcer dans la pose de carrelage, notamment dans les régions de Nantes et Rennes, où Rossi est bien implanté, contrairement à Lucas. Soixante ans après la création par André Lucas d’une entreprise artisanale spécialisée dans les revêtements de sols, le groupe Lucas pourrait ainsi devenir le nouveau leader français du secteur.

Comme c’est le cas pour les acquisitions du groupe Lucas, Rossi conservera ses spécificités et son autonomie de gestion et de management. Les deux groupes pourront toutefois mutualiser leurs compétences et leurs capacités d’achat qui, réunies, s’élèvent à quelque 13 millions d’euros chaque année. L’objectif de ce rapprochement est également de tendre vers la mise en place d’une offre globale pour les métiers de la finition. « La coordination des corps d’état de finition est souvent un des aspects les plus complexes d’un chantier. A moyen terme, nous voulons être en capacité de nous présenter comme un ensemblier de la finition », explique Bruno Lucas.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X