Chantiers

Des tubes solaires pour produire du froid

Mots clés : Electricité - Energie renouvelable - Equipements techniques et finitions - Gaz - Manifestations culturelles - Marché de lénergie - Matériel - Equipement de chantier - Produits et matériaux

Descriptif : climatisation d’un centre culturel par groupe à absorption alimentée par capteurs solaires • durée : 3 mois • coût de l’installation solaire : 250 000 € • main d’œuvre : 3 personnes • spécificité : combine énergie solaire, pompe à absorption, climatisation classique, chaudière à gaz, production d’électricité photovoltaïque.

Le centre culturel Léon Gaumont, à Sainte-Maxime (Var), utilise l’énergie produite par le soleil pour assurer une partie de la climatisation des locaux en été, et une partie du chauffage en hiver. Le bâtiment comprend 4 000 m2 de planchers. Il est vitré de haut en bas sur trois faces et se caractérise par une grande hauteur de plafond (8,5 m). Afin d’éviter les apports solaires trop importants en été, il est ceinturé dans sa moitié supérieure d’une fine résille synthétique qui sert de brise-soleil. L’édifice abrite un hall cafétéria de 885 m2, une médiathèque de 882 m2, une salle de spectacle de 427 m2, un auditorium de 108 m2, des bureaux, des loges, etc., ainsi que trois salles de cinéma qui disposent de leur propre système de génie climatique.

La climatisation solaire par groupe à absorption, combinée et articulée avec des installations de génie climatique plus classiques, fait du centre culturel un prototype. Elle permet de modérer en hiver et en été le fonctionnement plus coûteux des chaudières à gaz et du groupe d’eau glacée, en profitant de l’énergie solaire. La municipalité a voulu promouvoir le solaire en montrant qu’il pouvait permettre une production de froid l’été, particulièrement pertinente en climat méditerranéen. La partie solaire est cependant venue se greffer après coup, sur un projet existant. Elle a été étudiée par le bureau d’études Tecsol. Le déploiement des capteurs thermiques et photovoltaïques, ostensiblement visibles dans la paroi rocheuse, témoigne d’un fort souci de mise en valeur des possibilités de cette source d’énergie.

Vingt-huit panneaux de capteurs thermiques inclinés à 30°, comprenant chacun 30 tubes solaires sous vide Thermomax, sont installés en arc de cercle sur une première terrasse taillée dans le roc, sur ce site correspondant à une ancienne carrière. En effet, la couverture en bac acier du bâtiment ne pouvait pas supporter une telle surcharge. Les tubes mesurent 1,8 m de long et 7 cm de diamètre. Ces capteurs couvrent une surface de 84 m2 et font face au sud, ainsi qu’au centre culturel. Ils chauffent l’eau à une température de 90 °C. Un réseau de 500 m achemine l’eau chaude jusqu’à un groupe d’eau glacée à absorption, machine basse température, simple effet Yazaki de 45 kW installée dans le local technique en sous-sol....

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 156 du 01/11/2008
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