Concevoir & installer

Des solutions passives contre les surchauffes

Descriptif : Façade tampon devant le bâtiment historique de la gare • Durée : 18 mois • Coût : 18,45 Md HT (valeur 2003) • Spécificité : une modélisation poussée pour pondérer les variations de température extérieure

Ceux qui appréciaient la façade de style wilhelmien de la gare de Strasbourg se sentiront peut-être frustrés ; ceux qui la fréquentent régulièrement (le TGV crée un trafic quotidien de 60 000 voyageurs) devraient apprécier les avantages de l’imposante bulle de verre qui crée aussi une liaison pour la circulation piétonne entre la gare souterraine du tramway, située sous la place, et la gare TGV.

La modernisation de la gare a été entreprise en 2005. La construction de la verrière a constitué le point d’orgue des travaux. Avec un défi : comment chauffer et rafraîchir un tel ensemble ?

Le souhait de la SNCF, maître d’ouvrage, ainsi que de la ville et des Monuments historiques était double : préserver la vision de la façade historique tout en optimisant le confort des usagers et en en limitant le gaspillage d’énergie. L’ouvrage a fait l’objet de modélisations poussées. Au final, elle fait appel à un riche éventail de solutions actives et passives pour pondérer les variations de ­température extérieure. L’effet recherché ? En été, une température intérieure de 3 à 5 °C inférieure à la ­température extérieure ; en hiver, un niveau constant d’environ 12 °C. « Il s’agissait d’obtenir une connaissance fine des énergies absorbées et de celles à évacuer », précise Jean-Marie Duthilleul, architecte de la SNCF.

4 700 m2 de verre technique

L’espace de 2 000 m2 est couvert par une superstructure qui ­mesure 150 m de long, 20 m de profondeur et 23 m de haut, constituée de 16 arcs appuyés sur des poteaux longeant la façade. Ces trames sont remplies de 4 700 m2 de feuilles de verre extra-clair (de 4,50 m x 1,50 m). « Nous n’avons pas cherché la facilité, mais beaucoup de travail a été fait en amont. Finalement, nous avions une idée assez précise de là où nous allions...

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 148 du 01/02/2008
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