Architecture Réseaux

Des immeubles tertiaires où tout communique

Installé en France depuis le printemps, l’organisme américain WiredScore certifie la connectivité des bureaux.

Après l’environnement, c’est au tour des technologies de l’information et de la communication (TIC) d’être labellisées dans le secteur du bâtiment. Alors que Certivéa et la Smart Building Alliance lanceront leur mouture commune cet automne, WiredScore est déjà à pied d’œuvre dans l’Hexagone. Cette entité américaine a décerné en mars 2017 ses « Wired Certification » françaises à quatorze immeubles de bureaux franciliens ; la moitié d’entre eux sont occupés, les autres sont en rénovation ou en projet. Cette marque garantit une connexion Internet de bonne qualité et la couverture en téléphonie mobile du site.

Le promoteur Icade compte parmi les premiers lauréats : « Nous avons découvert cette certification en septembre 2016 et avons souhaité la tester sur un de nos actifs, la tour PB5 dans le quartier de La Défense à Puteaux (Hauts-de-Seine). Cet outil permet de se distinguer dans un environnement extrêmement concurrentiel. Il clarifie également la perception des maîtres d’ouvrage », explique Benjamin Ficquet, directeur des transitions environnementales d’Icade. Créé en 2013 par la mairie de New York, WiredScore a amorcé son activité aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. « Des clients anglo-saxons nous demandaient de certifier des immeubles en Ile-de-France. Nous avons donc ouvert une antenne à Paris », indique Tamara Brisk, directrice générale pour la France.

Traduction technique des attentes des utilisateurs. Le label se décline en deux versions : la première pour les bureaux existants, la seconde destinée aux opérations en cours de construction ou de rénovation. Les critères d’évaluation ont été établis d’après des sondages d’occupants. « C’est une traduction en éléments techniques des attentes des utilisateurs vis-à-vis d’Internet », souligne la directrice. La notation est établie sur une échelle de 100 points. Suivant le résultat, les bureaux obtiennent l’un des quatre niveaux de certification : certifié, silver, gold ou platinum.

En premier lieu, le barème tient compte de la sécurité de la connexion aux différents réseaux. Dans l’idéal, le bâtiment doit être relié à deux sous-stations électriques et posséder deux arrivées de fibre optique. Cette redondance réduit le risque de coupure. Par ailleurs, des points supplémentaires sont alloués si le site abrite des groupes électrogènes de secours.

Le label note la sécurité de la connexion et les réseaux sans fil.

A l’intérieur du bâtiment, les locaux techniques dédiés aux équipements Internet sont tout particulièrement observés. Ils ne doivent pas accueillir d’autres installations. En outre, leurs accès doivent être contrôlés. Quant aux colonnes montantes, le cahier des charges est précis : il exige un minimum de dévoiement ainsi qu’un écart supérieur à 7 m entre chacune d’elles pour éviter la transmission d’un feu.

Wifi gratuit exigé dans les parties communes. La dernière partie de l’examen porte sur les réseaux sans fil. Les téléphones portables doivent capter dans tous les espaces. Pour un immeuble en cours de construction, WiredScore suggère la réalisation d’une étude de radiofréquence afin de contrôler la qualité de la couverture. L’organisme recommande également aux concepteurs de prévoir l’espace nécessaire à l’installation d’antennes-relais intérieures. Ces dernières peuvent compenser les déficiences de signal. Enfin, le propriétaire doit fournir un accès wifi gratuit dans les parties communes.

Ces sujets étant relativement nouveaux pour les maîtres d’ouvrage, WiredScore procède le plus souvent en deux temps. « Nous auditons une première fois, puis nous conseillons aux clients des mesures d’amélioration. La remise du label intervient alors après la seconde visite », précise Tamara Brisk. Une fois délivrée, la certification est valable deux ans. Pour les bâtiments en cours de construction ou de rénovation, cette durée peut être prolongée tant que les deux tiers des bureaux ne sont pas occupés.

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