Régions Gironde

Des chantiers tests pour optimiser le bitume

Mots clés : Chaussée

Le conseil départemental de la Gironde expérimente de nouveaux bitumes pour le renouvellement des routes dans le cadre d’une réflexion environnementale sur le réemploi et les économies d’énergie. Et c’est la fabrication même du matériau qui est au cœur de ces réflexions, partagées par l’entreprise

Colas, laquelle a fabriqué et posé des bitumes tests début octobre dans le cadre d’un contrat d’innovation. Du béton bitumineux à froid sur 1,5 cm d’épaisseur a ainsi été appliqué sur la RD 222 à Roaillan, du béton bitumineux à froid sur 3 cm d’épaisseur sur la RD 141 à Sallebœuf, et du semi-tiède (< 90 °C) avec 30 % de granulats recyclés sur 5 cm d’épaisseur sur la RD 115 à Saint-Savin.

« L’idée est de savoir jusqu’où nous pouvons aller », souligne Alain Renard, vice-président du conseil départemental chargé des infrastructures. Il s’agit également de trouver l’emploi le mieux adapté au trafic, à la route… « La technique à froid associée à la fine couche nécessite davantage de mûrissement et présente plus de risques d’arrachement, précise Cédric Tajchner, directeur adjoint du service infrastructures du département. Mais en ligne droite, nous économisons 50 % de produits et l’aspect obtenu est très lisse. »

Des techniques encore confidentielles. « Il s’agit d’optimiser le produit en réduisant l’épaisseur. De plus, les techniques à froid sont moins consommatrices d’énergie et moins pénibles à appliquer », note Cédric Tajchner. Les différentes méthodes sont testées sur deux portions de 500 m de chaque site. Leur évolution sera observée pendant trois ans avant qu’elles ne soient intégrées aux marchés. « Ces techniques restent confidentielles et nous souhaitons inciter les entreprises à s’y mettre », explique Cédric Tajchner. Une première étape a été franchie cette année quand le département a créé un marché béton bitumineux à froid (ou à l’émulsion) classique avec une épaisseur normale. Il représente déjà 12 000 t et atteindra les 25 000 t en 2018, soit 25 % de la matière nécessaire au renouvellement des routes.

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