Régions HAUTE-SAVOIE

Définir les risques naturels routiers

Le conseil général de la Haute-Savoie consacre chaque année plus de deux millions d’euros à la sécurisation de ses routes départementales. La tâche est énorme, 3 000 km de routes sont situés en montagne avec 850 ouvrages de protection (tunnels, murs de protection, barrières grillagées, emmaillotage, clouage de blocs, grillages plaqués…) sur un total de 40 km cumulés.

« Nous avions besoin d’une définition uniforme du risque afin d’être équitable dans nos choix, mais aucun bureau d’étude ou géologue ne parlait de la même chose – explique Fabienne Lourdelle, chargée de mission “ Risques naturels à la direction des routes – alors nous avons créé notre propre classement. L’idée de base est que le risque, c’est un aléa sur un enjeu : un phénomène naturel susceptible d’atteindre une route. »

Caractériser les aléas

L’ensemble des voiries est classé selon l’importance, depuis l’enjeu « faible » sur les routes de 4 e catégorie, jusqu’à l’enjeu « très élevé » sur le réseau structurant.
Caractériser les aléas reste le travail le plus long. Il est mené avec les géologues du département qui qualifient sur chaque site les phénomènes naturels connus – en premier lieu les chutes de blocs – et évaluent leur propagation sur la route.
« Nous avons diagnostiqué l’ensemble des sites des arrondissements de Thonon-les-Bains et Bonneville, et nous poursuivons sur le Genevois et l’arrondissement d’Annecy. Tout le département sera terminé au début de l’année 2012. » Ce travail permet aujourd’hui aux équipes départementales de traiter en priorité les risques identifiés « très élevés » et « élevés ».

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X