Concevoir & installer Sarralbe

Débuts positifs pour une chaudière bois de 720 kW

Mots clés : Bois - Création d'entreprise - Energie renouvelable - Equipements techniques et finitions - Gaz - Produits et matériaux

Descriptif : création d’un réseau de chaleur avec 7 sous-stations, alimenté par une chaudière bois de 720 kW et 3 générateurs gaz • Spécificité : chaudière à foyer mixte pour optimiser la combustion • Prix : 1,4 M€ HT • Durée : dix mois

La commune de Sarralbe, en Moselle, se situe à une quinzaine de kilomètres au sud de Sarreguemines. Cette petite agglomération d’environ 5 000 habitants s’est engagée en 2004 dans une réflexion sur l’utilisation de l’énergie bois pour chauffer les bâtiments municipaux. Une étude de faisabilité débouche en 2007 sur un projet. Les élus décident de créer une chaufferie centrale automatique avec un réseau de chaleur d’une longueur de 1,1 km pour desservir sept équipements collectifs : la mairie, la bibliothèque, le centre médico-social, l’école du centre, le musée du Pays d’Albe, le centre de secours des pompiers, ainsi que la salle polyvalente avec complexe culturel et sportif.

Le chantier démarre à l’automne 2009. Chaque immeuble est équipé d’une sous-station. Les chaudières existantes sont supprimées, sauf celles de la salle polyvalente susceptibles de fonctionner en secours. L’installation est entrée en service début octobre 2010. Coût total des travaux : 1,4 million d’euros HT, couvert à plus de 50 % par des subventions publiques délivrées sous l’égide de l’Ademe.
« La chaufferie, accolée au silo de stockage du bois déchiqueté, est construite sur le site d’un ancien atelier municipal, près de la rivière Sarre », explique Romain Behr, en charge des services techniques municipaux. Il a ainsi fallu prévenir les risques d’inondation. « La dalle a été rehaussée de 1,50 m », précise le responsable technique.
Par contre, le plancher du silo est resté au même niveau que le sol environnant, ce qui facilite le déchargement du bois. Celui-ci est livré sous forme de plaquettes par des camions avec remorque à bascule : d’où la grande hauteur du bâtiment, dont la partie haute à claire-voie facilite la ventilation et la déshumidification. Le silo offre une autonomie de six jours et se divise en deux compartiments capables d’accueillir un camion avec une charge de 40 m3, ce qui garantit alternance et permanence du remplissage.

Désilage et convoyage

La chaîne d’alimentation automatique du foyer bois débute dans le silo. « Le sol plat des...

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 182 du 10/06/2011
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