Régions Haute-Garonne

De l’amiante en vrac dans une entreprise de démolition

Entre 350 et 500 tonnes de déchets amiantés, les chiffres diffèrent, laissés à l’air libre sur le site d’une entreprise de démolition… Une situation qui a amené les salariés de la société Gerlero et Fils, de Saint-Alban, près de Toulouse, à exercer un droit de retrait.

Au mois de février, la médecine et l’inspection du travail constataient, de fait, qu’il existait « un réel danger grave et imminent pour les salariés et les riverains ». Le parquet ayant été saisi, deux procédures judiciaires ont été engagées.
La première implique la mise en œuvre de mesures de protection pour les salariés ; la seconde, lancée à la fin du mois de mai, fait obligation à l’entreprise de se mettre, dans les deux mois, en conformité avec la réglementation en assurant la dépollution de son site, sous peine d’un cautionnement pour la réalisation de ces mises aux normes.
L’entreprise Gerlero, qui connaît des difficultés financières, est par ailleurs en redressement judiciaire depuis le mois de mai. Thierry Gerlero, gérant de la société, met en cause le désistement, au début de l’année, d’un repreneur, qui s’était engagé à effectuer l’évacuation de déchets accumulés depuis quelques mois, et affirme pouvoir régler le problème dans les délais impartis grâce à la mobilisation de deux entreprises spécialisées dans le conditionnement et le traitement de l’amiante.
Thierry Gerlero réfute, par ailleurs, les assertions faisant aussi état de la présence de pyralène sur le site.

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