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Dans le hub de la domotique 2.0

Mots clés : Domotique

La domotique 1.0 est morte, vive la domotique 2.0 ! Elle fait basculer la maison connectée du rêve à la réalité. Face aux attentes des consommateurs, la filière doit se structurer.

Il y a déjà longtemps, dans les années 1980, la domotique connaît un succès franc, mais bref. Trop volumineuse, trop complexe à installer et à utiliser, et surtout non interopérable. Elle ne résiste pas à la crise du bâtiment de 1993. Ce marché redevient une niche, quand il fallait débourser au bas mot 10 000 € pour assister au spectacle de volets roulants se fermant seuls dans une maison télécommandée.

Aujourd’hui, la domotique vit une nouvelle mutation. Le logement abrite des technologies filaires et intelligentes : My Home de Legrand ou KNX, devenu un standard de la gestion technique des bâtiments résidentiels et tertiaires, porté par ABB, Hager ou encore Schneider. Mais il faut attendre 2016 pour tutoyer le disruptif.

Du filaire aux Gafam.

« Qu’est ce que la maison connectée possède en plus de la domotique ? », interroge Thomas André, responsable du marketing de Somfy. Réponse : « la notion de supervision du logement en local ou à distance ». C’est devenu possible grâce au mariage entre Internet et la téléphonie mobile, qui a ouvert la porte de l’habitat aux thermostats, capteurs, détecteurs et autres caméras.

« Autant d’objets à connecter lors de leur installation ou plus tard, grâce à des solutions domotiques radio stables et ouvertes, apparues en parallèle, ou à des plates-formes de services sur le cloud qui se développent », informe Thomas Gautier, cofondateur et dirigeant de la start-up NodOn.

Autre fait d’importance, ces solutions domotiques sont surtout diverses, des filaires historiques, toujours présentes chez les équipementiers tels que Legrand, Schneider ou Comelit, à celles complètes à base de radio chez Delta Dore, Hager, Legrand, Schneider, Somfy ou Urmet. En outre, de nouveaux acteurs, tels Écodomus, Jeedom, Zipato, Casanova, mais également les opérateurs télécoms Orange, Free, ou encore des distributeurs Rexel et Leroy Merlin, ont développé des passerelles radio multiprotocoles, quand des géants mondiaux ont décidé de bousculer le protocole.

Assistants vocaux. Si aucun acteur ne se risque à donner de chiffres, « il suffit de voir le nombre de...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 440 du 23/03/2018
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