Autres

Daniel Fanzutti Galerie d’art contemporain Pernes-les-Fontaines

Mots clés : Manifestations culturelles

Créer une galerie d’art contemporain au cœur d’une petite cité médiévale du Vaucluse pose d’intéressantes questions d’identité architecturale. Ainsi, Daniel Fanzutti s’est d’abord interrogé sur la manière de concilier modernité et respect du patrimoine dans un tissu historique dense et fortement protégé.

Il était également confronté au problème de l’accord optimal à trouver entre l’architecture de la galerie et les œuvres d’art qu’elle doit valoriser. Le projet bénéficie d’une localisation remarquable, aux franges du bourg médiéval, dans une pente, en surplomb sur les quais de la Nesque, rivière sur laquelle viennent buter les remparts anciens. Autre atout, le bâtiment à restaurer est relativement épais –15 m dans sa partie centrale – mais le volume à aménager est traversant, avec une façade verticale sur le quai de Verdun au nord, et une seconde, plus large, au sud sur l’étroite rue de la Halle. Dans le même temps, les données problématiques étaient nombreuses et variées, à commencer par un état de délabrement général tel qu’un arrêté de mise en péril immédiat avait été émis. Par ailleurs, si l’emprise au sol est assez généreuse, la forme de la parcelle comme l’organisation des espaces sont particulièrement complexes et difficiles à exploiter de façon rationnelle. Dans son usage ancien, l’immeuble abritait trois logements, avec un hall d’entrée rue de la Halle et plusieurs cours, dont une couverte abritant un accès secondaire sur le quai de Verdun. Le programme du projet réunissant une galerie d’art contemporain et quatre logements, il impliquait de repenser complètement la distribution du volume, en tenant compte d’un dénivelé de 1,75 m entre les deux façades. Ce dernier se traduisait par une prolifération de volées d’escalier et d’emmarchements occupant une part excessive de l’espace utile. Autre difficulté, des caractéristiques constructives hétéroclites et certaines faiblesses structurelles imposaient une réflexion approfondie sur les techniques à mettre en œuvre pour une renaissance pérenne du bâtiment. Enfin, une série de règles stylistiques et formelles, telles que toiture en tuiles canal à 30 % de pente, génoise, respect des gabarits existants – avec notamment la volonté de préserver une image carte postale pour touristes – ont lourdement...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 176 du 01/02/2008
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X