Edito

D’abord acheter, louer après

La reprise est bel et bien là, mais elle prend une forme inattendue. Alors que beau¬coup pariaient d’abord sur un redémarrage par la location, c’est l’achat de matériels qui prend le dessus. Les dernières statistiques du DLR* le montrent : le chiffre d’affaires des vendeurs de matériels repart plus vite que celui des loueurs. Etrange car, après une telle crise, on aurait pu croire que les entrepreneurs joueraient la prudence en louant plutôt qu’en investissant. D’autant que les tarifs de location ont baissé, plus encore que par le passé.

Pour expliquer ce redressement par l’achat, il faut à la fois regarder vers le passé et vers l’avenir. Lors des trois dernières années, la crise a poussé les chefs de matériels à revoir leur organisation, à repenser leur mode de gestion, à analyser finement chaque coût d’exploitation pour – in fine – re¬découvrir une évidence : un parc bien géré est une source de rentabilité. Or, les années qui viennent donnent confiance aux acheteurs avec la perspective d’importants chantiers comme la prolongation de plusieurs lignes à grande vitesse, l’aménage¬ment du Grand-Paris, l’aéroport de Nantes, les stades de la coupe d’Eu¬rope 2016 et le canal Seine-Nord. De quoi fournir suffisamment de travail pour amortir rapidement les inves-tissements… Les loueurs doivent au¬jourd’hui prendre conscience qu’entre 2008 et 2011 la mentalité de leurs clients a changé. Ils n’ont plus les mêmes méthodes de travail qu’avant. Mais n’est-ce pas la conséquence de toutes les crises ?

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* Distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels de bâtiment, TP et manutention.
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