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Crise et banques

Mots clés : Gestion de l'entreprise

Dans votre numéro du 24 octobre, Monsieur Drouin, P-DG d’Oséo, nous donne un certain nombre d’informations et affirme : « Une banque ne coupera pas les vivres à une PME du BTP qui ne lui a pas manqué de parole depuis 10 ans. » Je me vois hélas obligé de contester formellement, preuves concrètes à l’appui, cette façon quelque peu angélique de considérer le comportement des banquiers, à l’heure actuelle et depuis quelques mois, face à la crise. Pour preuve très concrète et pour laquelle je tiens à disposition tous les documents nécessaires, je signale que notre groupe de trois sociétés, liées exclusivement à la construction et au BTP et qui existent depuis 19 ans, partenaire d’une grande banque depuis 1993, donc 15 ans d’ancienneté comme client, avait toujours remboursé systématiquement et rubis sur l’ongle les différents prêts qui avaient été accordés, n’avait jamais dépassé la ligne de découvert qui avait été fixée (bien au contraire), disposait dans cette banque, début 2008, d’encore plusieurs dizaines de milliers d’euros de placements, Sicav, comptes à terme, etc., et avec des résultats annuels extrêmement positifs et des réserves en haut de bilan de plus de 200 000 euros, pensait être un client fidèle, actif, rémunérateur, solide et fiable.

Il faut croire que ce n’est pas le cas puisque nous avons reçu, en mai et juin 2008, des courriers recommandés nous avertissant que nos lignes de crédit étaient supprimées pour les trois sociétés, que les découverts éventuels devaient être remboursés, et que nos comptes seraient clôturés dès le mois de juin ! Malgré nos protestations […], la banque n’a rien voulu entendre, et même pire, le directeur d’agence n’a même jamais voulu discuter avec nous, pas plus que les services du siège social de cette banque !

On s’est contenté en substance de me faire dire discrètement par un canal parallèle que la banque ne voulait plus travailler avec des petites PME, et que notre clientèle ne les intéressait plus.

Heureusement que nous avions deux autres banques qui, elles, beaucoup plus solides et beaucoup plus fiables, ont continué à être nos partenaires actifs.

Mais je ne suis pas le seul dans ce cas…

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