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Corse Le Centre de conservation des objetsmobiliers en chantier

Mots clés : Conservation du patrimoine - Culte

Le chantier du Centre de conservation préventive des objets mobiliers de Corse (CCPOMC) vient de débuter. La Corse possède un important patrimoine mobilier : quelque 30 000 objets recensés dans les églises et chapelles (propriétés des communes) et plus de 2 000 objets classés patrimoine protégé au titre des monuments historiques. Beaucoup sont des œuvres d’art rares dont la préservation exige des compétences particulières, d’autant que leur mauvais état accroît les difficultés de conservation, rangement et manipulation, voire de présentation au public.

Face à la fragilisation de ce patrimoine, aux inquiétudes des professionnels de la conservation-restauration ainsi qu’aux difficultés rencontrées par les communes, la Collectivité territoriale de Corse (CTC) lançait en 2003 une étude préalable sur l’intérêt, la faisabilité et les modes de fonctionnement d’un Centre de conservation préventive. En 2006 l’Assemblée de Corse approuvait l’acquisition du fort Charlet du XIXe siècle à Calvi, pour y créer cette structure. Le futur CCPOMC comportera des locaux techniques dédiés aux opérations de conservation curative et de restauration, des réserves pour la conservation in situ d’ensembles mobiliers extraits temporairement de leur lieu de conservation coutumier, des bureaux administratifs et un centre de documentation. Des locaux spécifiques seront dévolus à l’accueil du public : salles d’exposition, de conférences et de formation, ateliers pédagogiques.

Programme exigeant

Les architectes chargés du projet, Hugues Fontenas et Isabelle Latappy, ont œuvré autour de quatre points forts : valoriser le site paysager et l’architecture du fort, concilier sécurité des objets et ouverture au public, mais aussi répondre à un programme technique « exigeant » et à « des ambitions en matière de maîtrise énergétique et environnementale » puisque le CCPOMC répondra aux normes HQE. Une stabilité de température et d’humidité sera obtenue sans climatisation. Financé à 57 % par la CTC et à 43 % par l’Etat dans le cadre du contrat de projets Etat-CTC 2007-2013, le projet, hors acquisition du fort (150 000 euros), coûtera 6 millions d’euros. Le chantier devrait durer dix-huit mois.

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