Régions

Construire plus, démolir et réhabiliter

Mots clés : Collectivités locales - Politique de la ville

En dépit d’une croissance démographique plutôt modérée (bien inférieure à celles de Lyon ou de Marseille), l’agglomération lilloise présente de forts besoins de construction neuve. Il se construit environ 3 500 logements par an sur la métropole, alors que les experts situent les besoins dans une fourchette 4 300 / 5 500. Il s’agit de répondre comme partout aux demandes issues de la décohabitation, à une mobilité résidentielle croissante, mais aussi de remplacer par du neuf les nombreux logements qui vont être démolis dans le cadre de la politique de la ville et enfin de créer de nouveaux logements pour les populations arrivantes. Le tout dans le cadre d’un schéma directeur qui prévoit les deux tiers des constructions neuves dans le tissu urbain existant et non via des «extensions urbaines». Ce qui suppose des politiques fortement incitatives pour contrer la tendance à l’étalement urbain. Les notaires observent une forte montée des prix des terrains à bâtir dans la «première couronne» lilloise et constatent que la métropole se distend déjà le long de l’autoroute A1 vers Carvin et le long de la RN41 vers La Bassée. Par ailleurs, les besoins de réhabilitation du parc ancien sont considérables.

580 millions d’euros

Sur 2000-2006 le grand projet de ville doit mobiliser 580 millions d’euros d’investissements pour requalifier les quartiers dégradés de Roubaix, Tourcoing, Lille et Wattrelos. Par ailleurs, plusieurs grosses opérations de démolition-reconstruction vont bénéficier des crédits de l’ANRU.

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